39e Festival international du film du Caire, Réagissez

Elwatan; le Jeudi 23 Novembre 2017
143344


Toutes les stars du grand et du petit écran étaient là ou presque : Leïla Alwi, Ahmed Hilmy, Yousra, Kinda Allouche, Hend Sabry, Nabila Abid, Mahmoud Homeida, Ilham Chahine, Mouna Zaky, Hany Ramzy, Madleine Tabar (Liban), Ahmed Izz, Dalal Abdelaziz, Darine Hadad et Magdi Al Houari. L’Algérie était représentée par les comédiennes Amel Bouchoucha et Mouni Boualem.

Le jeune comédien, Asser Yassin, star montante du cinéma égyptien, était le maître de cérémonie, entamée avec un mini-concert sur des musiques de films (Mission impossible, James Bond, Le suspect, La terre , etc.) et une chanson interprétée par la Syrienne Assala, en hommage à l’art, «le fen», une reprise d’un célèbre titre de Mohamed Abdelwahab. Asser Yassin a salué la chanteuse et actrice Shadia, malade, à qui le festival est entièrement dédié. Shadia a eu des rôles dans au moins 70 films (des comédies romantiques et des comédies musicales pour la plupart) entre 1948 et 1984.

La comédienne Yousra, désignée présidente d’honneur du festival, a pris la parole ensuite pour dire : «Fière d’être artiste et d’être égyptienne. Ravie d’être parmi les artistes qui représentent l’amour et la beauté.» Yousra a présenté, sur scène, le comédien Hussein Fahmy, président du jury des longs métrages, ancien président du Festival du Caire. «Durant cette présidence, j’ai essayé de présenter le cinéma égyptien sous une meilleure forme et une meilleure image. Le cinéma égyptien mérite un festival fort. C’est le cinéma mère, dans la région arabe, qui continue à être au même niveau que le 7e art mondial», a déclaré Hussein Fahmy.

Le jury est composé également de Kinda Allouche (Syrie), Hany Abou Assad (Palestine), Jack Lee (Chine), Smiriti Kiran (Inde, directrice de création du Festival de Bombay), Fabienne Babe (France), Khairy Beshara (Egypte) et Petr Vaclav (Tchéquie). Ils doivent évaluer seize films en compétition officielle. Il s’agit, entre autres, de The seeds of violence, de Lim Tae-Gue (Corée du Sud), Tunis by night, de Ilyes Baccar (Tunisie, seule film arabe en course), Disparitions, de Boudjewijn Koole (Norvège, Pays-Bas), Nina, de Juraj Lehotsky (Slovaquie, Tchéquie), Insyriated, de Philippe Van Leeuw (Belgique, Liban), The Intruder, de Leonardo Di Constanzo (Italie, Suisse), Redu, de Sangar Vanjari (Inde), Killing Jesus, de Laura Mora (Colombie, Argentine), The way station, de Hong Anh (Vietnam), Une saison en France, de Mahamat Saleh Haroun (France, Tchad) et Jardin de grenadiers, de Ilgar Najaf (Azerbaïidjan). L’Algérie est absente dans toutes les catégories du festival.

Dans la section «Horizons du cinéma arabe», sont en compétition, entre autres, El Jaida, de Selma Baccar (Tunisie), La pluie de Homs, de Joud Saïd (Syrie), Le chemin des abeilles, de Abdullatif Abdulhamid (Syrie), La sueur de pluie, de Hakim Belabbes (Maroc) et Un certain Nasser, de Badih Massaad et Antoine Waked (un documentaire).

Le jury de cette section est composé de Mahmoud Al Massad (Jordanie), Ahmed El Morsy (Egypte) et Rym Ben Massoud (Tunisie). Dans la section «La semaine de la critique», plusieurs longs métrages ont été retenus, comme Thorn, de Gabriel Tzafka ( Danemark, Grèce), Village rockstars, de Rima Das (Inde), The Swan, de Asa Helga Hjorleifsdottir (Islande) et Just Charlie, de Rebekah Fortune (Grande-Bretagne). Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Culture égyptien, Hilmi Nemnem, a donné une profondeur politique au Festival du Caire. «Il y a quarante ans, ce pays était partagé entre deux courants.

«Une humanité ouverte»

Un courant qui voulait mener l’Egypte et toute la région vers les ténèbres de l’histoire, période dépassée. En face, il y avait un autre courant qui connaît la valeur de ce pays, respecte l’art, respecte la vie et la gaieté. Parmi les partisans de ce courant est né le Festival international du film du Caire pour qu’il exprime l’art de la gaieté, l’art de la vie, l’art de l’amour, la modernité et l’Etat civil», a-t-il déclaré, rappelant la lutte entre islamistes et nationalistes dans l’Egypte des années 1970.

Le Festival du Caire est, selon lui, une adresse pour une grande histoire cinématographique, pour la civilisation de l’Egypte et pour une humanité ouverte «qui rejette le terrorisme et le radicalisme». «Une humanité qui combat l’obscurité, l’oppression et tous les ennemis de la vie et les partisans de la mort. Ceux-là mêmes qui polluent non seulement notre pays et notre région, mais également le monde entier. Avec l’art, le cinéma et le Festival du Caire, nous vaincrons pour la vie, pour l’amour et pour l’Etat civil moderne», a souligné Hilmi Nemnem. La jeune comédienne tunisienne, Hend Sabry, a reçu le prix Faten Hamama de l’excellence aux côtés des Egyptiens Samir Ghanem et Maged El Kedwany, ainsi que la Britannique Elizabeth Hurley.

La projection du film d’ouverture, une production américaine, Moutain between us (La montagne entre nous) du Palestinien Hany Abou Assad, a été interrompue après une vingtaine de minutes. «Les mauvaises conditions de projection nous empêchent de bien voir le film. Le son n’est pas bon et l’image n’est pas assez nette. Le film sera reprogrammé après», regrette le cinéaste palestinien. L’Australie est l’invitée d’honneur du Festival du Caire.
 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Fayçal Métaoui

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..