Aïn Témouchent : La signalisation routière décriée

Elwatan; le Mercredi 17 Aout 2016
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Ils s’étaient arrêtés sur les lieux de l’accident attendant un constat de la police, chacun s’estimant victime de l’autre. En fait, dans l’affaire, aucun d’eux n’est en tort. C’est l’administration en charge de la signalisation, la direction des transports en l’occurrence, et la municipalité qui ne lui refuse apparemment rien. Les faits d’abord : l’accident s’est produit sur un rond-point situé au-dessus de la trémie sur la RN33A à hauteur de la gare routière.

Un automobiliste sortait du rond-point pour accéder à la double voie de l’entrée de la ville et qui passe entre la gare routière et la caserne de la brigade d’intervention rapide. A la droite de cet automobiliste, toujours sur la voie supérieure de la trémie, arrivait le véhicule qui le fauche.
Deuxième fait : le rond-point n’est pas signalé et ne déborde sur aucune des voies qui l’entourent comme tout bon rond-point…d’où sûrement la méprise du conducteur venant à droite.

Troisième fait : pour certains automobilistes, le conducteur venant de droite était dans son droit puisque le véhicule sortant du rond-point avait un stop à marquer. Or, ce stop, qui était matérialisé sur l’asphalte, a disparu. Pis, cette signalisation était non réglementaire puisqu’il n’y avait pas de plaque, l’inscription sur le sol n’en étant que complémentaire pour indiquer l’endroit exact de l’arrêt. Mais, à force de verbalisation par les motards et de retraits de permis de conduire, ceux qui connaissent les lieux avaient intégré l’obligation.

La bizarrerie du plan de circulation à cet endroit a été poussée à un point inimaginable puisqu’un stop avec plaque réglementaire existe en sens inverse pour les véhicules quittant la ville, alors qu’il n’est pas nécessaire à cet endroit, une plaque signant l’absence de priorité aurait suffi.

A ces incohérences, s’ajoute l’interdiction de stationner sur la voie longeant la gare routière, alors que le stationnement à l’endroit ne présente aucun danger, ce qui met au comble du désespoir les automobilistes qui accompagnent des parents ou autres à la gare. Pourquoi cela ? Tout simplement pour obliger les automobilistes à entrer en gare et payer 50 DA et puis pour contrecarrer l’activité des «clandos».
En fait, l’interdiction de stationnement, sans plaque y afférente est quasi générale en raison du badigeonnage anarchique par la commune de pratiquement toutes les bordures de trottoir en rouge et blanc, le restant l’étant en noir et blanc. Avec cela, les trottoirs et même la chaussée sont occupés en toute impunité par les commerçants et le commerce informel. 

Categorie(s): actu ouest

Auteur(s): Mohamed Kali

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