Avec près de 50 000 exploitations agricoles : Oued Souf, l’exemple agricole à suivre

Elwatan; le Mardi 30 Decembre 2014
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La réussite agricole de la wilaya d’El Oued fait des jaloux dans les villes environnantes où tout le monde veut connaître le secret d’un succès qui a fait de cette région enfouie dans l’erg oriental, connaissant un ensablement extrême et des conditions climatiques rudes, un exemple à suivre.

80 000 Ha de surface agricole

Oued Souf est désormais une destination agricole. Elle a le privilège d’avoir su tirer profit de tous ses atouts naturels pour développer la phœniciculture en ghout, sa culture de prédilection, mais aussi et surtout la pomme de terre, les cacahuètes, l’ail, les cultures maraîchères, condimentaires et fourragères ainsi que les pistaches, les roses…

Mais ce qui rend Oued Souf unique dans sa propre région désertique, ce sont ses habitants dotés d’un pouvoir inné de la réussite tant dans le commerce que dans l’agriculture. Une créativité débordante qui a rendu possible des prouesses inespérées, la création et la commercialisation d’un pivot agricole made in Souf. Les programmes étatiques sont évidemment présents, ils ouvrent des pistes, alimentent en eau et en électricité, mais c’est l’agriculteur qui relève le défi, grâce à son bon sens, son flair commercial et son aptitude au travail.

Au pays de la datte et de la  pomme de terre

La wilaya d’El Oued est le deuxième producteur national de dattes avec une récolte annuelle dépassant les 3 millions de quintaux et un panel variétal assez large, comptant Deglet Nour, Degla Beïda et El Gharss. Oued Souf, la capitale du palmier dattier dit El Baâli, qui fait la particularité du pays des Ghouts, compte officiellement 37 000 ha dédiés au palmier.

La pomme de terre, jeune culture épanouie dans ses vingt ans d’existence, affiche plus d’un million de tonnes, 33 000 ha qui produisent désormais presque un tiers de la production nationale de pomme de terre qui se décline en plusieurs variétés fétiches des Soufis, à savoir la spounta blanche, utilisée pour les fritures, la désirée à la belle couleur rose et la partina.

Et comme sa voisine Biskra, El Oued aime la tomate et en produit quelque 611 000 qx,  dont la commercialisation a dépassé le Sud-Est pour s’établir à l’est et au centre du pays. A El Oued, le développement de la culture de la pomme de terre a impulsé un rajeunissement des effectifs dans la profession.

La main-d’œuvre locale y trouve son compte et les exploitants aussi. Cette wilaya regorge de nouvelles parcelles dédiées à la cacahuète croisée avec des amandes, avec une saveur incomparable, ce qui confère à la wilaya une variété d’arachides très prisées dans la région et depuis quelques années le tabac, la pistache, la pastèque et les roseraies de Guemar.

De l’huile d’olive made in Souf

Un million d’oliviers sur 3000 ha. L’oléiculture n’est pas si nouvelle dans le Souf, mais elle se développe d’année en année, donnant un bel exemple agricole à copier au plus vite pour les wilayas environnantes, notamment Ouargla qui accuse un grand retard en la matière malgré les surfaces distribuées. Oued Souf, qui a su introduire aussi bien de l’olive de table que celle à huile, affiche plus de 16 000 qx de production annuelle et compte désormais 5 huileries modernes, alors que Ouargla vient d’inaugurer sa première unité.

Categorie(s): actu sud

Auteur(s): Houria Alioua

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