Boumerdès : 16 têtes de liste disqualifiées

Elwatan; le Mercredi 11 Octobre 2017
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Nos sources évaluent à plus de 200 le nombre total de dossiers de candidature invalidés par l’administration en raison de leur non-conformité avec les dispositions de l’article 79 et 81 de la loi électorale. Au FLN, le sénateur du parti, M. Benebri, parle d’une moyenne de cinq rejets par liste, soit 120 candidats, précisant que les concernés ont tous été remplacés. S’agissant des têtes de liste, on a relevé que la plupart des candidats disqualifiés avaient déjà exercé un mandat d’élu.

Si certains se sentent «victimes de décisions arbitraires», d’autres ont néanmoins «brillé auparavant par une gestion catastrophique des affaires de leur municipalité». La majorité d’entre eux ont eu affaire à la justice à maintes reprises avant d’être condamnés à des peines de prison avec sursis. «L’Etat a le bras long. Il peut l’utiliser quand il le veut.

Cette fois, ce qui devait être fait  par les partis a été accompli par l’administration», analyse un observateur qui se félicite du rejet de certains dossiers de candidature. «On est tous d’accord sur le fait que la participation aux élections est un droit qui doit être garanti pour tout citoyen remplissant les conditions prévues par la loi, mais d’aucuns auront remarqué que c’est toujours les mêmes qui reviennent.

Alors autant faire le ménage maintenant que de voir ceux qu’on accablait de tous les maux hier, revenir aux commandes de nos communes aujourd’hui», soutient-il. Avant-hier, 19 candidats RND de la commune de Ouled Haddadj ont annoncé leur retrait définitif de la liste et la non-participation de leur parti aux élections au niveau local.

La décision a été prise en signe de protestation contre le rejet du dossier du candidat qui drive leur liste à l’APC, Sahli Abderrahmane, qui avait été P/APC durant le mandat précédent. Condamné à une peine de six mois de prison avec sursis en 2004, le concerné n’est pas encore réhabilité par la justice.

Comme M. Sahli, une trentaine d’autres candidats ont été éjectés pour le même motif à travers la wilaya. Même la justice ne les a pas réhabilités dans leurs droits. Pourtant la loi est très claire sur ce sujet. Avocat agréé à la Cour suprême, Abdenacer Affif Chaouch, du barreau de Boumerdès, souligne qu’«on ne peut parler de condamnation que lorsque le jugement est définitif. Sinon la décision du rejet du dossier du concerné devient abusive».

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Kebbabi Ramdane

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