Coup de gueule de JIL FCE de Sétif

Elwatan; le Vendredi 19 Mai 2017
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Avant d’ouvrir le débat, le délégué du FCE des Hauts-Plateaux sétifiens où l’investissement privé se chiffre en centaines de millions d’euros, Amar Seklouli parle des grandes lignes de ce rendez-vous, le premier à l’échelle nationale : «Sans communication et dialogue, on ne peut évoluer. Pour régler les problèmes auxquels sont confrontées les entreprises, on doit au préalable les identifier et les répertorier.

Conscient que la micro-entreprise est le socle d’une économie forte, le FCE, qui se positionne en un véritable trait d’union entre les opérateurs économiques et les pouvoirs publics à différents échelons, a jugé opportun d’initier les échanges avec les futurs grands acteurs de notre économie.» Sans passer par les préliminaires, le jeune entrepreneur Nassim Diafet lance, au nom de ses jeunes collègues, un grand coup de gueule : «Les micro-entreprises, qui représentent entre 60 et 70% de l’activité économique du pays, ne disposent d’aucun plan de charge.

Les plus chanceuses font face à une concurrence déloyale. Le décret présidentiel qui permet aux jeunes promoteurs Ansej-CNAC de bénéficier en exclusivité de 20% des marchés publics n’est toujours pas appliqué. Certaines banques publiques tournent carrément le dos au rééchelonnement de la dette des entreprises de jeunes, décidé pourtant par les pouvoirs publics.

Mieux encore, les jeunes qui arrivent à exporter sont à la fois découragés et bloqués  par cette pieuvre qu’est la bureaucratie, principal ennemi de notre économie.» Profitant de l’opportunité, le promoteur enfonce le clou : «La sous-traitance est en vogue, sans plus. Le moment est venu pour transformer les intentions en actes palpables. Je ne veux pas m’étaler sur les problèmes du foncier et des crédits bancaires.

Pour l’intérêt de notre économie, on doit aller vers le partenariat privé-privé, sachant que le partenariat privé-public n’a pas ramené les résultats escomptés. La création d’un fonds préconisé par le FCE peut être à mon sens une véritable bouffée d’oxygène pour les entreprises en difficultés financières», conclut M. Diafet qui préconise la création de zones industrielles spécialisées dans de la micro-entreprise.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Kamel Beniaiche

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