Élections locales : Des Algériens de l’étranger privés de vote par procuration

Elwatan; le Mardi 21 Novembre 2017
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L’article 54 de la loi organique n° 16-10 du 25 août 2016 relative au régime électoral qui stipule que «  …. les électeurs établis à l’étranger …. peuvent, en outre, exercer leur droit de vote par procuration pour les élections aux assemblées populaires communales et de wilayas ».

Il ne s’agit pas donc des Algériens qui sont momentanément à l’étranger mais bien de ceux qui sont résidents et immatriculés au niveau des consulats ou des ambassades algériennes. L’article 9 de la même loi leur donne le droit de s’inscrire sur les listes électorales pour les élections des assemblées populaire communales ou de Wilayas.  Mais au niveau des consulats algériens,  personne ne semble être au courant de la loi.  

C’est-ce que vient de vivre un Algérien résident au Canada qui tenait à voter par procuration dans sa dernière commune de résidence en Algérie à  Mekla (Wilaya de Tizi Ouzou).

Mahfoudh  Messaoudene, Ingénieur en génie civil à Sainte-Julie dans la banlieue sud de Montréal, s’est déplacé au consulat d’Algérie à Montréal pour établir une procuration à un membre de sa famille en Algérie.

Les employés lui font comprendre qu’ils n’ont pas de formulaires et qu’il n’y pas de réglementation à ce sujet. Il a fallu qu’il leur montre le journal officiel pour qu’ils considèrent sa demande.

Ils étaient surprise d’apprendre qu’il est possible pour les Algériens vivant à l’étranger de voter ce jeudi.  Ils sont habitués à traiter des demandes relatives aux élections présidentielles, aux référendums ou aux législatives (les députés de la diaspora) mais pas aux élections locales.

En l’absence de formulaire spécifique aux élections communales du 23 novembre,  ils lui proposent de remplir  la procuration standard demandée habituellement pour divers motifs.

Au consulat, on affirme qu’aucune directive ou circulaire relative aux élections locales n’a été envoyée que ce soit par le ministère des affaires étrangères ou par le ministère de l’intérieur.

Mahfoudh Messaoudene envoie la procuration à ses proches en Algérie. Et surprise. Elle n’est pas valable. « Ca n’a aucun sens, je ne vais pas aller chercher les formulaires moi-même en Algérie », dit-il. « Au fond, le système ne veut pas nous laisser voter pour ne pas déranger sa clientèle », ajoute-t-il.

L’intensité de la joute électorale a fini par atteindre les Algériens  du Canada car même ceux qui sont partis restent concernés par la gestion directe des communes où vivent leurs familles et amis.

Categorie(s): actualités une

Auteur(s): Samir Ben

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