Gare routière de la ville des roses : Blida en panne

Elwatan; le Dimanche 30 Decembre 2007
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Les lampions, aujourd'hui, sont éteints ; retrousser les manches et s'attaquer aux problèmes les plus urgents se trouve être la meilleure manière de s'attirer la confiance des contribuables pour les nouveaux membres élus de l'exécutif communal.
La commune de Blida, forte de ses 200 000 habitants et de son statut de chef-lieu de wilaya, se doit de mériter son rang de carrefour économique, de porte de la capitale, de phare culturel, d'exemple à suivre : toutes ces choses qu'elle est loin de représenter. Une gare routière sale, polluée, non-organisée, absence de toute règle d'hygiène, devenue le lieu d'exercice de tout apprenti pickpocket et d’agresseur, les routes menant à ce grand va-et-vient de bus, les taxis ainsi que les véhicules particuliers se trouvent démunis des règles élémentaires de la vie urbaine comme l’absence d'éclairage, de routes bitumées, d'allées propres et avenantes, de relais d'alimentation respectant l'hygiène. Le visiteur d'un jour n’éprouve nullement le besoin d’y revenir. L'invité d'une famille arrivant à cette «gare» provoquera la gêne de ses hôtes et les usagers ne manquent pas l’occasion d'injurier quotidiennement ceux qui ont la charge de l'endroit qui fait face au stade Tchaker. Cette gare routière était initialement prévue pour une durée ne dépassant pas cinq années. «Le lieu peut être attribué par adjudication à des entreprises spécialisées gérées par des jeunes et auxquelles un cahier des charges précis établira les règles», dira ammi Omar, un retraité membre d'une association caritative qui souffre de voir l'effondrement des valeurs ayant établi dans un passé, pas trop lointain, la réputation de la ville. Des relents de mazout, des eaux stagnantes aux odeurs repoussantes, des déchets divers parsèment les différentes allées des quais menant vers toutes les directions du pays. Personne ne peut être satisfait des prestations de services et de l’image déplorable qu’offre cette gare routière. «Nous sommes loin des stations et des arrêts qui reflètent l'image d'une société moderne», s'exclamait, il n'y a pas longtemps, un jeune étudiant africain de l'Université de Blida est qui passe ses vacances en Europe. Pour lui, l'absence d'abris contre les intempéries, patauger dans la boue, ne pas trouver à lire dans les kiosques, relève de la vie d’un espace datant du XIXe siècle. Des rondes de police qui doivent assurer la quiétude du voyageur pour empêcher toutes tentatives malveillantes sont exigées par les voyageurs. Vitrine indéniable de la commune, la gare routière devrait être une des priorités du nouvel exécutif. Une priorité accentuée par le voisinage immédiat du marché dit Guessab, où le moindre centimètre carré est exploité comme source de profit, au détriment des règles élémentaires d'hygiène et de sécurité. Mais cela est un autre problème.


Categorie(s): actu régions

Auteur(s): A. Mekfouldji

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