Instantané : El Kettani au carillon de l’été

Elwatan; le Mardi 16 Aout 2016
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S’il est ceux qui ont le loisir d’apprécier des moments d’évasion dans quelques criques ou calanques le long du littoral, il y a ceux qui se résolvent à se contenter d’un délassement estival, pas loin de leur masure, à l’image des pensionnaires de la commune de Bab El Oued. Les deux plages qui bordent le littoral de cette dernière, R’mila et El Kettani, font l’objet d’aménagement entrant dans le cadre des grands projets de restructuration de la façade maritime. Par-dessus la rambarde de l’esplanade El Kettani, on y observe une marée humaine qui prend place dans ce site balnéaire bardé d’un enrochement en guise de brise-lame, protégeant les deux bassins où barbotent des mioches que surveillent de près leurs parents.

La baignade est surveillée du côté d’El Kettani, témoin le drapeau vert hissé sur les lieux, par la Protection civile, contrairement à la plage Rmila, peu fréquentée, à cause des rochers qui bordent le rivage. Le complexe nautique El Kettani, flanqué d’un autre bassin extra-muros, n’est pas opérationnel cette année, à cause de la non-finalisation des travaux supplémentaires qu’exige cette structure, apprend-on. Le projet avance depuis trois ans, à pas comptés, dans ce tronçon de littoral, au même titre d’ailleurs du côté du lieudit les Sablettes où les engins sont à pied d’œuvre pour rendre captivante cette zone côtière. L’espace d’une accalmie observée par les pelleteuses et les excavatrices, les aoûtiens affluent des quartiers de Bab El Oued et des communes avoisinantes pour s’emparer de ce site balnéaire qui s’ouvre sur deux bassins aménagés que sépare un remblai de terre et de sable. Grands et petits viennent s’y échouer au fil des heures de la journée dans cette mince bande essaimée d’une procession de parasols, plantés entre sable et rochers.

Répondant aux caprices de leurs mioches, les parents n’hésitent pas, eux aussi, à saisir l’opportunité pour se soustraire à la fournaise et la moiteur des cités, et venir s’y rafraîchir dans ces plans d’eau, même au milieu d’un chantier où les travaux sont en berne. Idem pour les mémés qui, échappant à l’étuve de leurs demeures,  descendent se frayer une place pour quêter quelque douce brise au pied de ces remparts.

A un lancer de pierre du rivage où s’entassent des familles, serrées les unes contre les autres, une plateforme réalisée dans la digue est occupée par des baigneurs au moment où des pêcheurs à la ligne taquinent le poisson à partir de l’enrochement sous l’astre flamboyant qui darde leurs épaules. Visiblement, en ce mois aoûtien où la stridulation de la cigale rythme le mouvement nonchalant de la ville, nombre d’estivants trouvent leur compte dans ce site jusqu’aux premières lueurs vespérales, voire le soir, dès l’entame du  grésillement du grillon.

Categorie(s): alger

Auteur(s): M. Tchoubane

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