Loi de finances 2017 : La DGI rassure

Elwatan; le Mercredi 4 Janvier 2017
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«Nous sommes en face d’une crise économique qui frappe le pays. Il est tout à fait normal que le pouvoir d’achat s’amenuise. Mais, ce n’est pas pour autant que la loi de finances sera déterminante sur la diminution du pouvoir d’achat. L’effet de cette loi sur les citoyens n’atteindrait pas dans la masse les 5%. Donc, le pouvoir d’achat ne sera pas concrètement affecté par cette loi de finances, mais il est affecté en général par la crise économique», a expliqué Mustapha Zikara, directeur de la législation à la DGI, lors d’une journée d’information sur l’impact de la loi de finances 2017 sur l’activité des entreprises, organisée à l’hôtel El Aurassi par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).

Se voulant rassurant, le même responsable a relevé que les pouvoirs publics n’ont pas ménagé leurs efforts pour consolider le pouvoir d’achat des citoyens à travers le maintien des transferts sociaux et des subventions pour certains secteurs d’activités (agriculture, pêche, etc ).
Signée le 28 décembre par le président Abdelaziz Bouteflika, deux mois après son vote à l’Assemblée, la loi de finances 2017 prévoit d’augmenter la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 2 points, elle atteindra 9% pour le taux réduit et 19% pour le taux normal.

Parallèlement, le gouvernement prévoit une hausse de 10% à 30% des taxes sur la consommation de tabac, les automobiles et autres alcools, bananes fraîches, abonnement à internet et carburants. Quid de l’incidence de la hausse de la TVA sur la croissance des entreprises ? «Les professionnels présents ici savent très bien que la TVA est neutre pour l’entreprise. Ils paient la TVA en amont et la déduisent. C’est au moment de la vente qu’il y a cette répercussion. En principe, il n’y a pas tellement de gêne pour l’entreprise.

De plus, des facilités sont accordées aux entreprises, notamment des avantages dans l’investissement. Dire que la loi de finances va freiner ou affecter l’activité économique, personnellement, je ne suis convaincu», a affirmé Mustapha Zikara. Pour sa part, Rachid Sai, directeur de l’animation et du développement de l’entreprise auprès de la CACI, a souligné que la loi de finances est «favorable» pour les entreprises.

«La loi de finances, adaptée dans un contexte transitoire, prévoit de nouvelles dispositions fiscales visant l’allégement des procédures fiscales en faveur de l’entreprise», a-t-il rappelé, notant que le texte va mettre en place un cadre incitatif, nécessaire à la relance des investissements.
Calculé sur la base d’un prix de 50 dollars le baril de pétrole, le budget de 2017 prévoit des recettes globales de 51 milliards de dollars et des dépenses de 63 milliards de dollars.

Categorie(s): economie

Auteur(s): Hocine Lamriben

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