Marchés Abacha et celui des 1014 Logements : De véritables décharges publiques

Elwatan; le Lundi 1 Aout 2016
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Ainsi, les habitués des espaces commerciaux précités sont accueillis par les odeurs nauséabondes dégagées par un tas de détritus empilés à l’entrée sud, où l’hygiène est depuis la nuit du temps inscrite aux abonnés absents. «Ce décor, où prolifèrent des sarabandes d’insectes et rats, des diffuseurs de maladies, ne dérange apparemment pas le service de nettoiement de la commune. Alertés par de nombreuses doléances et écrits de presse mettant le  doigt sur  les graves préjudices causés à l’environnement, les responsables de la municipalité affichent une fin de non-recevoir.

On a comme l’impression que le cadre de vie et le bien-être de leurs administrés ne les concernent pas», tonnent de nombreux consommateurs, fustigeant les marchands à l’origine, selon eux, de cette pollution : «En l’absence d’un organe de gestion des lieux, leurs occupants les ont transformés en endroits infects.» Le président de l’Association pour la promotion de la qualité et de la protection du consommateur de Sétif (APQPC), Azzedine Chennafa, abonde dans le même sens : «Mettant en péril la santé du consommateur, les problèmes engendrés par deux marchés ont été soulevés à maintes reprises. Malheureusement, les responsables de la commune affichent un silence radio.

On a l’impression qu’ils attendent un autre cas de botulisme pour mettre le holà et venir à bout de ces décharges publiques situées, faut-il le rappeler, au cœur de la ville. Notre position visant à défendre l’intérêt du citoyen et à protéger son environnement agressé, déplaît à certains marchands faisant dans la menace et les insultes. Nous profitons de cette opportunité pour alerter les pouvoirs publics appelés à intervenir tant qu’il est temps. On doit en outre remettre sur le tapis les effets néfastes du lixviat  dégagé par les camions à bennes, suite au tassement des déchets ménagers ramassés. Ce produit est un autre danger pour le citoyen des différents quartiers  qui nous ont alertés.»

UN MÊME CONSTAT

Le marché hebdomadaire de voitures, implanté dans un coin de la sortie sud de ville, et ce, non loin de nombreuses cités est l’autre tache noire. Brassant chaque fin de semaine (Jeudi et vendredi), des milliards de dinars, le souk, où sont exposés côte à côte des voitures de marque et de la pacotille, donne le coup de grâce au cadre urbain de la ville.

A la fin du «négoce», les marchands et les visiteurs  laissent derrière eux des tonnes de détritus. Perdurant depuis des décennies, la situation ne dérange ni l’adjudicateur ni les vendeurs ne faisant aucun effort pour ramasser ou assembler leurs déchets. Le délégué communal chargé de l’entretien et du nettoiement, Hamdi Belbacha, dit en subsistance : «On ne doit pas se voiler la face, les trois points précités posent effectivement problème. Le souk des 1014 Logements sera pris en charge par Ecoset Souk Abacha, où on  va installer une benne, sera à la charge  de la commune.

Concernant le marché hebdomadaire, où l’environnement est mis à rude épreuve, on compte inviter l’adjudicateur à parapher une convention avec Ecoset». En attendant la concrétisation de ces nouvelles  «intentions» qu’on entend depuis le début du mandat qui expire dans moins d’une année, la ville de Sétif qui n’est plus propre, suffoque.

Categorie(s): setif

Auteur(s): Kamel Beniaiche

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