Mohand Outahar. Président de la CNEFA, L’accès aux TIC a encouragé l’apprentissage du français

Elwatan; le Mercredi 13 Juin 2018
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Entretien réalisé par H. Azzouzi

Quel rôle joue votre Coordination dans la promotion de l’enseignement du français ?

Nos adhérents interviennent dans la promotion de l’enseignement du français en Algérie. En outre, on peut citer, à titre illustratif seulement, le travail colossal que mène la Coordination nationale des enseignants du français d’Algérie (CNEFA), pour justement assurer des sessions de formation, des séminaires et autres journées d’études dans l’optique de permettre à ses adhérents d’actualiser leurs programmes et d’acquérir de nouvelles connaissances dans le domaine.

Avez-vous organisé des rencontres dans ce sens ?

Bien entendu, oui. Plusieurs rencontres ont été organisées dans ce sens, comme celle qui a eu lieu en mars dernier dans la wilaya de Tamanrasset, au sud du pays, et qui a regroupé des enseignants de différentes régions d’Algérie. Ce séminaire avait porté essentiellement sur l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour un renouveau pédagogique.

Il s’agissait de la prise de conscience par les enseignants de la nécessité de l’usage de ces technologies d’information et de communication en général et du multimédia en particulier. D’autres thématiques — comme la planification pédagogique et les activités ludiques au service de l’enseignement et l’apprentissage de la langue française en Algérie — ont été également abordées, lors des séminaires nationaux tenus à Tizi Ouzou et à Aïn Sefra. Cela, sans parler des activités préparées régulièrement au profit des élèves, comme les concours de contes et de lecture. Je tiens aussi à souligner que la CNEFA célèbre, chaque année, la Journée internationale de la francophonie, et ce, à travers un riche programme d’activités.

Le français occupe-t-il, selon vous, une place importante dans la société algérienne ?

Le français occupe toujours une place importante dans la société en Algérie surtout lorsqu’on sait que cette langue est utilisée, outre l’arabe et le tamazight, dans l’enseignement et dans les institutions. D’ailleurs, des milliers d’étudiants algériens choisissent, à la fin de leur cursus universitaire en Algérie, de continuer leurs études en France. Cela explique amplement l’importance de l’enseignement du français en Algérie. Il y a aussi la presse francophone qui dispose d’un lectorat important, réparti sur les dizaines de titres que compte notre pays.
 
Bio express :

Mohand Outahar est un pédagogue chevronné et professeur de langue française depuis de longues années. Il préside la Coordination nationale des enseignants de langue française en Algérie depuis longtemps. Dans l’entretien qu’il nous accordé, il revient sur l’enseignement du français dans notre pays.

Categorie(s): etudiant

Auteur(s): Hafid Azzouzi

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