Mostaganem : Prémices d’une bonne récolte de petits pois

Elwatan; le Dimanche 30 Decembre 2007
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Depuis le démarrage de la campagne agricole 2007/2008, les agriculteurs de la région font montre d’un dynamisme débordant. Sans doute encouragés par les conditions météorologiques très favorables et un marché des fruits et légumes des plus gratifiants, les fellahs semblent redoubler d’initiatives.
Surtout dans le choix des cultures et dans la préparation des sols. En effet, à la faveur des premières pluies, ils seront très nombreux à saisir l’opportunité pour augmenter considérablement les superficies de petits pois que la plupart cultivent sans irrigation. Ceci ne sera possible que si les pluies se maintiennent à un niveau appréciable et suivant une rythmicité constante et régulière, évitant ainsi les déperditions des jeunes plants que des hivers trop secs auront, par le passé, totalement décimés. Cette légumineuse -qui a le grand avantage de transformer, grâce aux nodosités dont elle dispose, l’azote atmosphérique de l’air en azote minéral assimilable par les racines-, commence à occuper de plus en plus d’espaces. Avec des rendements tout juste appréciables, elle a l’avantage d’entrer sur le marché durant la saison hivernale et une bonne partie du printemps. Avec des prix oscillant entre 50 et 120 DA, cette légumineuse est très appréciée des consommateurs qui en font un usage immodéré. Comme la plupart des végétaux de cette famille, elle contient également un pourcentage non négligeable de protéines végétales, ce qui lui confère des aptitudes nutritionnelles indéniables. Ce n’est point sans raison que durant les années d’abondance, les familles en conservent de grandes quantités ; ceci par la grâce de la congélation. Déjà disponibles sur les étals depuis plus d’un mois, les premiers petits pois proviennent de champs que les fellahs auront cultivé par l’apport d’une irrigation d’appoint, sans laquelle rien ne pousse. Mais contrairement aux années précédentes où la pluviométrie fut parcimonieuse, les importantes précipitations automnales auront grandement contribué à l’entretien en bon état des cultures. Ce qui explique des rendements inespérés et des revenus consistants pour les producteurs. Ce qui incitera les autres producteurs à venir en force enlever les derniers sacs de semence auprès des importateurs chez qui plus rien n’est disponible. C’est pourquoi, à travers la campagne, il est loisible de contempler, parfois à perte de vue, ces alignements hétéroclites des rangées de petits pois que des attelages d’ânes ou de chevaux parcourent inlassablement, traînant de minuscules charrues, dont les socs labourent la terre à la recherche des moindres adventices. Avec les toutes dernières pluies de décembre, alors que la terre commençait à se dessécher, les fellahs auront repris espoir. Ce qui incitera les retardataires à se décider enfin à ensemencer quelques céréales et autres fourrages. En perspective, une bonne et abondante récolte de petits pois est attendue tant par les cultivateurs que par les consommateurs, qui seront ravis de pouvoir congeler, à des prix que chacun espère abordables, des sacs entiers de ce légume aux qualités si particulières. Les premières fleurs blanchâtres qui apparaissent sur les variétés les plus précoces annoncent une récolte dans les 3 prochaines semaines. Elle sera suivie dès le mois de février par des variétés plus productives et surtout plus succulentes. 2008 pourrait bien devenir l’année du petits pois à la potée de tous. Pour peu que la pluie bienfaitrice ne fasse pas faux bond.

Categorie(s): actu régions

Auteur(s): Yacine Alim

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