Parution, Le petit garçon de la rue de Chellata, de Nadir Aït Ouali

Elwatan; le Mercredi 10 Janvier 2018
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L’histoire du récit se déroule essentiellement pendant la guerre de Libération, à Akbou, une petite ville de la Soummam à l’époque. «La rue de Chellata» est le nom de la rue principale de la vieille ville, Akbou.

C’est dans cette rue que se trouve notamment la mairie.
Elle se termine, ou débute, selon le sens, sur la route qui mène au village et au col de Chellata. Zina, dont le comportement est déroutant, influe beaucoup sur la vie de toute une famille.

Elle alterne des moments de gentillesse et de méchanceté, voire de cruauté. Blessée accidentellement par balles par des militaires, elle est conduite à l’hôpital d’Akbou, puis sera évacuée vers celui de Bougie. Le docteur A. tombe sous le charme de la convalescente, qui avait perdu l’usage de ses jambes. Il en sera follement amoureux.

La folie de Zina lui sera fatale, comme elle le sera pour certains des proches de la jeune femme. Cette histoire se déroule sur un fond de guerre avec la misère (des autochtones) engendrée par le colonialisme et aggravée par cette conjonture.

La «folie» de Zina est une sorte d’écho à la folie que constitue toute guerre. La fêlure de la jeune femme semble évoluer en marge de la guerre, mais elle la rencontre quand même comme si elle intégrait ce moment de folie collective.
C’est dans cette atmosphère que se sont gravés les souvenirs du «petit garçon de la rue de Chellata». Des souvenirs faits aussi d’anecdotes et de potins de la petite ville.
Cette histoire est narrée de façon captivante dans une écriture fluide qui se caractérise par une certaine poéticité. On peut dire que le docteur Nadir Aït Ouali a réussi son premier roman, dont la qualité littéraire est indéniable.

Categorie(s): culture

Auteur(s): L. I.

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