Porté disparu depuis le 30 mars : Saïd Djouder retrouvé assassiné

Elwatan; le Jeudi 20 Avril 2017
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L’affaire de la disparition de Saïd Djouder, le 30 mars dernier à Béjaïa, a connu hier un épilogue dramatique. Le candidat FLN aux législatives a été retrouvé assassiné dans un coin du parc de Gouraya, entre Cap Carbon et Béjaïa, a indiqué, hier, le chef de la sûreté de la wilaya de Béjaïa, Abdellah Bennacer, lors d’une conférence de presse. Il a souligné que «c’est le présumé assassin qui a conduit les enquêteurs de la police judiciaire de Béjaïa sur les lieux où le crime a eu lieu».

L’arrestation du présumé assassin de M. Djouder intervient après la découverte, il y a deux jours à Tipasa, de son véhicule, abandonné près du stade de football de Bou Ismaïl. Aussitôt, les éléments de la police judiciaire de Béjaïa ont rejoint leurs collègues à Tipasa. Dans le véhicule, les enquêteurs ont trouvé des documents qui ont permis d’avancer d’une façon significative dans l’enquête qui, avant le 16 avril, piétinait au point de susciter l’ire de la famille Djouder.

L’exploitation de ces documents a conduit à l’arrestation de quatre suspects résidant à Koléa (Tipasa) lesquels, après interrogation, sont passés aux aveux. Ils ont dénoncé le principal auteur du crime qui est «originaire de Béjaïa et travaille à El Harrach», a précisé le chef de la sûreté de wilaya. Les cinq présumés coupables, âgés entre 29 et 30 ans, ont été présentés hier devant le parquet près la cour de Béjaïa. La police ne précise toutefois pas le mobile de l’acte des présumés coupables.

Néanmoins, le chef de la sûreté de wilaya a tenu à signaler que l’assassinat de M. Djouder n’est aucunement un règlement de compte relatif à ses activités politiques. «Les éléments de l’enquête en notre possession nous permettent d’affirmer aujourd’hui que c’est un crime de droit commun et n’a aucun rapport avec les élections», a-t-il soutenu, sans fournir plus de détails. Quant à la façon dont M. Djouder a été tué, le conférencier a affirmé que «c’est l’autopsie qui le déterminera».

A noter que le défunt, âgé de 66 ans, était conservateur des forêts. Il était par ailleurs coordinateur de la kasma FLN de Tizi N’Berber. Il a disparu dans l’après-midi du 30 mars, alors qu’il venait de déposer un courrier au niveau de la mouhafada de Béjaïa. Son assassinat dans les conditions révélées par la police remet sur le tapis la question de l’insécurité, d’autant que le lieu du crime, à Cap Carbon, est un site touristique qui attire des dizaines de visiteurs par jour.

 

Categorie(s): actualité actualités

Auteur(s): Mohand Hamed-Khodja

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