Profession : Les métiers de demain

Elwatan; le Vendredi 10 Fevrier 2017
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1- Conception d’applications

L’application mobile est devenue un des éléments incontournables de toute stratégie digitale d’entreprise. Dans certains domaines, la création d’une application est devenue un enjeu essentiel pour assurer la continuité des services proposés initialement sur le web. Pas très en vogue en Algérie, la création d’applications devrait en principe devenir un créneau très porteur et un réel métier d’avenir.

C’est justement ce que propose Eco.In. Créée en 2002, c’est une école de formation professionnelle agréée par l’Etat en 2015, qui assure des formations en informatique, électronique et communication, destinées à toute personne voulant acquérir ou perfectionner ses connaissances dans la matière et selon sa spécialité. «Nous sommes le deuxième centre agréé ATC Android par Google pour dispenser et certifier des gens qui passent des examens en développement Java, développement d’applications Android et d’applications mobiles», explique Meriem Haddadi, la directrice. «Il y a beaucoup d’engouement de la part des jeunes vis-à-vis de cette formation.

Ce n’est pas encore très connu en Algérie, mais cela ne saurait tarder, car toutes les entreprises cherchent à développer leurs applications web. Que gagne-t-on d’une application mobile/web ? La mobilité. Car quand on télécharge une application sur son portable, on peut consulter le site de l’entreprise à tout moment.

Et l’entreprise reste en communication directe et sur le long terme avec ses clients. Dès qu’il y a du nouveau, on programme sur l’application qui nous prévient instantanément sur le smartphone». Selon elle, de plus en plus d’entreprises demandent à faire cette formation. «Nous sommes rentrés dans une ère de dynamisme. Il faut que les entreprises sachent qu’elles doivent toujours être en connexion avec leurs clients afin de les garder. C’est pourquoi, créer sa propre application afin d’être en contact permanent avec ses clients est devenu primordial», conclut la spécialiste.

2 - Finance islamique

Même si elle ne date pas d’hier, c’est seulement ces derniers temps qu’on commence à s’intéresser à la finance islamique. «Nous avons remarqué, ces derniers temps, qu’il y a un regain d’intérêt pour cette finance, et ce, suite à la demande du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, d’ouvrir une fenêtre islamique dans toutes les banques», explique Faiza Bakir, sous-directrice de l’Institut de recherche et de formation en finance islamique (IRFFI), qui dispense des formations en finances islamiques.

Cet institut fait aussi du consulting et l’accompagnement des banques. On fait appel à des experts internationaux venant de partout, notamment du Maroc, du Qatar, de France et de Tunisie. Mais concrètement, qu’est-ce que la finance islamique ? Selon Faiza Bakir, c’est une finance dont le mode de fonctionnement repose sur les principes de la charia. Autrement dit, ce sont les normes à appliquer dans les banques de façon à ne plus avoir de l’usure. Son but est d’éradiquer la «riba», car nombreux sont ceux qui évitent de recourir aux opérations bancaires classiques, considérées comme de l’usure et donc interdite par l’islam.

Alors que la finance islamique pourrait être un nouveau moteur pour le marché bancaire, celle-ci n’est malheureusement pas enseignée dans les universités. «Du fait qu’elle ne soit pas enseignée dans les universités, nombreux sont ceux qui s’inscrivent dans notre institut, le seul agréé par l’Etat, pour bénéficier de cette formation. Ils savent que c’est une spécialité d’avenir», explique Faiza Bakir. Tout le monde peu être admis à cette formation. «L’un des premiers cours est les fondamentaux des finances islamiques. C’est simple, toute personne intéressée par la formation est la bienvenue. Tout dépend de ses perspectives et ses objectifs. Il faut, bien entendu, avoir quelques notions en finances classiques pour pouvoir approfondir ses connaissances», conclut-elle.

3 - Installation d’équipements solaires

Très répandue à l’étranger, l’installation d’équipements solaires reste encore timide en Algérie. «C’est une question de volonté politique», soutient Abdelhamid Amrouche, directeur des études de l’école Royal School, une école de formation d’installation et maintenance du système solaire photovoltaïque et du système solaire thermique.

Dans cet établissent, on forme les étudiants à installer des panneaux solaires. «Nous avons un cycle pratique d’une dizaine de jours qui touche la maintenance et l’installation des panneaux photovoltaïques», explique Abdelhamid Amrouche. Selon lui, il s’agit là d’un vrai métier d’avenir, d’autant plus que de nombreux secteurs sont demandeurs de cette spécialité.

«On peut notamment installer des panneaux solaires dans les zones non éclairées par l’électricité, installer des pompes solaires dans le domaine agricole, ou encore faire appel à nos étudiants pour mettre en place un chauffage solaire pour alimenter des installations.» Selon le spécialiste, tout cela est très porteur, d’autant plus qu’il s’agit d’une énergie propre. «Si une telle formation peut réussir à émerger, on contribuera à réduire le gaz à effet de serre.»

4 - Gestion de crise

Etre capable de gérer une crise en temps et en heure est-ce possible ? Désormais, et grâce à la formation dispensée par les services de la Protection civile, ce «rêve» semble accessible. En effet, grâce à cette formation, il sera possible de prendre la décision pour un meilleur pilotage de la crise. «L’étudiant» aura droit à une préparation et des études de cas réels afin d’être capable de prendre les décisions adéquates dans toutes les situations. Il apprendra aussi à identifier les problèmes et à déterminer les paramètres essentiels afin de gérer le cas auquel il est confronté.

Ainsi, cette formation sera divisée en trois volets. Le premier est la mise en place d’un document de gestion de crise. Dans ce volet, l’étudiant apprendra à faire un recensement des procédures et des moyens, pourra identifier les acteurs, structurer une cellule de crise et jalonner les différentes phases critiques de la crise.

Suivra  la mise en place d’outils d’aide à la décision. Lors de cette étape, l’étudiant apprendra à réaliser des fiches d’action et des fiches d’aide au commandement et au suivi des actions opérationnelles. Le dernier volet est dédié aux exercices de simulation de gestion de crise. Lors de cette étape, l’étudiant aura droit à tout ce qui concerne l’aspect organisationnel et psychologique de la gestion de crise. A la fin de son apprentissage, il devrait être capable de gérer une crise quelle qu’elle soit.

5 - Hygiène, sécurité et environnement

Etre chargé de l’hygiène et de la sécurité de l’environnement n’est pas encore très courant en Algérie. Pourtant, ce métier est un réel job d’avenir. En effet, selon Abdelhamid Amrouche, directeur des études de l’école Royal School, qui dispense des formations de HSE, «Le chargé hygiène sécurité environnement (HSE) réduit et contrôle les risques professionnels au sein de l’entreprise ou de la collectivité pour laquelle il travaille.

Il analyse ces risques (accidents du travail, maladies professionnelles, pollution, nuisances sonores, espionnage industriel, etc.), les évalue et préconise des solutions adaptées. Il est également sollicité pour étudier les dangers potentiels lors de l’implantation d’une usine.» Ainsi, selon le spécialiste, le chargé de l’hygiène et de la sécurité de l’environnement est de plus en plus demandé au sein des entreprises afin de prévenir les risques et réduire les dégâts. «Même si cette formation n’est pas encore très répandue chez nous, on constate quand même un réel engouement de la part des jeunes, car je pense qu’ils savent qu’il y a de nombreux débouchés.»

Categorie(s): economie

Auteur(s): Sofia Ouahib

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