Tournoi de football à Sidi Merouane (Mila), Tournoi de football à Sidi Merouane (Mila) : Une compétition pour encourager les vocations

Elwatan; le Dimanche 21 Aout 2016
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De nombreux quartiers organisent, à l’occasion des vacances scolaires, des tournois de football dans les terrains vagues de la région. C’est le cas, ces derniers jours, de l’agglomération de Ras El Bir, dans la commune de Sidi Merouane, qui a lancé, dimanche dernier, une compétition footballistique entre les amateurs du ballon rond du quartier.

On a pu dégager neuf teams, entre adolescents, adultes et vétérans. La compétition sportive, qui se décline sous la forme d’un championnat entre les équipes en lice, se déroule, faute d’une structure adéquate, dans un terrain vague à proximité de la localité. Selon Rabia Châabane, membre d’une équipe de vétérans et néanmoins figure de proue du mouvement sportif local, «les initiateurs du tournoi ont effectué une collecte d’argent et acheté des dossards pour les joueurs». S’agissant du trophée que remportera l’équipe championne, notre interlocuteur dira : «Un citoyen du quartier nous a fait don d’une tenue de sport, d’une bicyclette et d’un téléphone portable. La meilleure équipe du tournoi remportera la tenue, ainsi que l’argent qu’on tirera de la vente du VTT et de l’iPhone.»

Depuis son lancement dimanche, ledit tournoi attire quotidiennement des centaines de personnes, qui viennent pratiquement de tous les quartiers de la commune pour encourager, se défouler ou tout simplement admirer les prestations des jeunes talents, à l’image du petit Khalouche Haïtem, qui, malgré son jeune âge (12 ans), il ne manque pas de séduire tant ses coéquipiers que les anciens du football de la région. En effet, la sympathique agglomération de Ras El Bir s’anime, chaque jour à partir de 16h.

De centaines de fans du Foot. Les adultes se rangent sur une terrasse de café, en face du terrain vague où ont lieu les joutes footballistiques, alors que les jeunes prennent place sur des pierres ou à même le sol, autour du «terrain de football» identifiable  aux deux cages de fortunes installées aux extrémités de ce qu’on appelle «stade» dans la région, et le spectacle commence. Les buts et les belles actions sont applaudis par les adultes, mais ils sont salués avec bruit, voire avec des chants et des danses, autour du terrain. Les mamans suivent les débats à partir des terrasses ou des fenêtres des maisons en faisant entendre des roucoulements ou des rires à chaque culbute de joueur ou quand un face à face ou un pénalty est lamentablement raté. A la fin de chaque duel, des discussions animées s’engagent sur la terrasse du café entre adultes : la partie est analysée, on donne des conseils aux footballeurs en herbe, on commente les belles et les piètres actions. Le débat dure parfois jusqu’à une heure tardive du soir.

HAÏTEM, UN ENFANT PROMETTEUR

Khalouche Haïtem évolue dans l’équipe des jeunes bien qu’il soit encore enfant. Grâce à son intelligence et son talent, il s’est taillé une place de choix dans son groupe. Il est le meilleur buteur, le meilleur dribleur. Passeur bien inspiré, il est également derrière les meilleures actions de son équipe. Il est déjà élu meilleur joueur par les organisateurs du tournoi. Mais Haïtem n’a pas attendu ce championnat pour se faire remarquer. Au collège Benslimene Tayeb, où il est scolarisé en 3éme année moyenne, il est vu par son professeur de sport comme un footballeur complet. D’ailleurs, il a reçu, lors du championnat scolaire de football, la médaille du meilleur joueur.

Talentueux, doué dans les études (il a terminé son année scolaire avec une moyenne supérieure à 16/20) et discipliné, Haïtem fait l’espoir de sa famille. D’anciens footballeurs de la région et des personnes bien placées de la commune cherchent à lui trouver une place dans une école de football. «Il ne faut pas que cet enfant soit sacrifié, il a tout d’un footballeur consommé. On doit l’aider à intégrer une école», nous dira un ancien défenseur du MB Sidi Merouane, qui suit l’enfant depuis le championnat scolaire tenu en milieu d’année. Le père de Haïtem, K. Nouar, n’a pas une opinion différente. «Haïtem peut bien réussir dans ses études tant qu’il doué et appliqué ; mais il réussira très certainement mieux en football» Bon vent.  

Categorie(s): actu est

Auteur(s): Kamel B.

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