Assemblée générale élective de la FAF: Zetchi dompte ses opposants

Lesoir; le Mardi 21 Mars 2017
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L’AG élective d’hier, qui a propulsé Kheireddine
Zetchi à la présidence de la FAF, ne diffère en rien de toutes celles
qui ont eu lieu en novembre 2001 et avant. A savoir un conclave où tous
les coups sont permis au sein d’une «communauté» où, par ailleurs, les
alliances contre nature sont légion.
Recalés par la commission de recours, le porte-parole de l’ASO Chlef,
Abdelkrim Medouar, et Ali Gueddah, président de la ligue de Skikda
«expurgé» de la liste du candidat Zetchi, ont mené une vaine bataille
pour obtenir le report du scrutin. Eux deux et quelques-uns de leurs
occasionnels soutiens, à l’exemple de Moh-Chérif Hannachi (président de
la JSK), se sont apitoyés devant les journalistes accrédités, empêchés
de couvrir l’intégralité de l’AGE, pour exprimer leur dégoût face au
procédé employé par la tutelle pour forcer le destin. Des «troubles» qui
ont duré le temps d’un match de football, les travaux suspendus par le
président de la séance, Hassan Hammar, ont fini par reprendre vers les
coups de midi sans les représentants de la presse à qui les portes
étaient résolument fermées. Le bouillant débat qui avait marqué le début
de l’AG a cédé le pas aux applaudissements nourris qui fusaient de la
salle des conférences Omar-Kezzal du CTN/FAF de Sidi Moussa. L’AG qui
allait être boycottée par une poignée de ses membres le sera par la
presse écartée du cérémonial suite à «une instruction», à en croire le
patron de l’ESS. Une (autre) recommandation avait déjà réussi à remettre
de l’ordre à l’intérieur de la salle de réunions transformée à
l’occasion en centre de vote. Feu Omar Kezzal dont la salle a été
baptisée de son nom, doit se retourner dans sa tombe lui qui, en août
2001, a été débarqué par la tutelle quelques mois après le naufrage des
Verts au Cairo-Stadium. Le 8 novembre de la même année, l’Algérie du
football découvrit le règne de Mohamed Raouraoua durant lequel le
«calme» a prévalu.

Un score «mitigé»
Passés au vote, les 103 membres autorisés à reprendre place à
l’intérieur de la salle des conférences ont fini par trouver un
consensus. La proposition exprimée auparavant par Omar Ghrib, le
bouillant responsable du MCA, a trouvé un écho favorable. Malgré le
semblant de division, la «famille» a cautionné le processus mis en
branle par l’ancien bureau fédéral et avalisé en sourdine par les
pouvoirs publics. Un scrutin par trop folklorique à en juger par les
résultats : le candidat unique a obtenu les voix nécessaires qui lui
permettaient d’éviter l’affront, lui qui avait signifié qu’il
n’accepterait pas une cooptation, encore moins une élection avec une
majorité simple. Avec 64 voix favorables sur les 103 bulletins déposés
dans l’urne (4 ont été déclarés comme nuls), il peut se targuer d’avoir
réussi pleinement son pari : celui de forcer la main à ses détracteurs
déclarés lors de l’AGO du 23 février dernier. Désormais, l’ex-président
du Paradou doit composer aussi bien avec ses soutiens que ses opposants,
lesquels s’assagiront avec le temps et ses «effets». Puis, se lancera
dans la mise en œuvre des principaux axes de son plan d’action. A
commencer par la réorganisation de l’administration de la FAF, la
recomposition de la DTN et de ses branches et la mise en place de sa
politique de développement à laquelle l’aide de l’Etat et des principaux
partenaires économiques de la Fédération algérienne de football est
indispensable. Une instance qui dispose d’une manne financière très
conséquente qu’il faudrait injecter dans des projets porteurs à
l’exemple de la formation des hommes (entraîneurs, arbitres et autres
encadreurs). Un investissement dont l’ancien bureau de la FAF a négligé
en misant sur un personnel peu formé et, par-dessus tout, docile. L’ère
de Raouraoua est-elle définitivement tournée ?
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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