Colloque international sur la propriété industrielle: Le potentiel économique des brevets d’invention en débat

Lesoir; le Jeudi 7 Decembre 2017
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Un colloque international sur l’investissement en
propriété industrielle a été organisé, hier à la Safex, par l’Institut
national algérien de la propriété industrielle (Inapi) en collaboration
avec le laboratoire de la propriété intellectuelle de la faculté de
droit d’Alger.
Selon les chiffres communiqués à l’occasion, le nombre des brevets
enregistrés en Algérie augmente d’année en année, passant de 50 en 2014,
à 130 en 2017. «Il y a un stock d’environ 600 brevets non encore
exploités industriellement parlant», précise-t-on.
Cette évolution est due selon un cadre de l’Inapi à l’évolution de la
législation algérienne en la matière, autorisant depuis peu
l’enregistrement des brevets pharmaceutiques qui, jusqu’à un passé
récent, n’étaient pas brevetables en Algérie au même titre que les
variétés végétales et les races animales. Désormais, explique-t-on, la
liste des produits qui ne sont pas brevetables en Algérie ne compte que
les produits nuisibles à la santé et ceux qui portent atteinte aux mœurs
locales aux côtés des variétés végétales et des races animales.
Ainsi, Abdelhakim Taoussar de l’Inapi a exposé le potentiel des brevets
pharmaceutiques, citant des exemples de start-up ou de petits
laboratoires qui ont réussi à booster leur croissance grâce à des
inventions en cédant des titres de propriété industrielle à des
multinationales du médicament à l’image du laboratoire croate Pliva en
louant un brevet à l’américain Pfizer pour la fabrication d’un
antibiotique ou encore le brésilien Biogras qui a cédé son brevet
d’insuline à la l’américain Eli Lilly.
La spécialiste américaine Rola Aylo dont l’intervention a porté sur les
méthodes à suivre pour donner une valeur ajoutée aux idées des
inventeurs, a souligné que la Chine réalise une croissance exponentielle
du nombre de brevets ces dernières années grâces aux softwares et aux
techniques de e-commerce notamment.
Par ailleurs, le représentant des douanes algériennes, Yazid Ould Larbi
a affirmé que, cette année, son institution a retenu aux frontières
moins de produits contrefaits que l’année précédente : «Ce sont 450 000
contre 1,3 million en 2016. Il y a notamment des articles de sports, des
produits alimentaires et des équipements électriques».
L. H.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): L. H.

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