CRISE AU FFS: Un conseil national extraordinaire pour trancher

Lesoir; le Jeudi 18 Octobre 2018
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Une session extraordinaire du conseil national du FFS
se tiendra le 9 mars prochain, ont décidé à l’unanimité les membres de
cette instance organique, après quinze heures de débats houleux et
passionnés. La décision a été prise à une heure tardive dans la nuit de
vendredi à samedi.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Un seul point sera inscrit à
l’ordre du jour de la réunion du 9 mars prochain : trancher entre la
tenue ou non d’un congrès extraordinaire du parti. Selon des sources
sûres, la tendance lourde du conseil national s’oriente vers la tenue de
cette importante réunion organique, dans le but principal, dit-on,
«d’éviter au parti un éclatement certain».
Les partisans de cette idée se recrutent notamment parmi les pro-Ali
Laskri, le désormais ex-membre de l’instance présidentielle et actuel
député du parti. Il est à noter que cette situation que traverse le FFS
fait suite à la décision prise par M. Laskri de démissionner de son
poste de membre de l’instance présidentielle.
Cette situation a mis de fait le parti dans une situation «d’illégalité»
vis-à-vis du statut du parti. En effet, la démission de M. Laskri a
réduit le nombre des membres de l’instance présidentielle à deux, alors
qu’ils étaient au nombre de cinq au lendemain du dernier congrès tenu en
2013. Face à cette situation, de facto, le parti se voit dans
l’obligation d’appliquer l’article 48 des statuts qui stipule qu’en cas
de défaillance de deux tiers des membres de l’instance présidentielle,
la tenue du congrès extraordinaire devient impérative.
Autrement dit, l’article en question stipule que «si le nombre des
membres de l’instance présidentielle est réduit à moins de trois, un
congrès extraordinaire est convoqué pour élire une nouvelle instance
présidentielle».
Pour un grand nombre d’observateurs, la démission de M. Ali Laskri de
l’instance présidentielle dénote de la «grave» crise que traverse depuis
quelques jours le parti. Bien évidemment, cette instance pèse lourdement
sur le fonctionnement du parti et ce, au vu des attributions que lui
confère le statut du parti. Ainsi, l’article 50 indique que «l’instance
présidentielle désigne le premier secrétaire parmi les membres du
conseil national.
Le premier secrétaire est chargé de coordonner l’activité du secrétariat
national et d’assurer le fonctionnement du parti. Le premier secrétaire
représente le parti devant toutes les institutions, pendant l’exercice
de ses fonctions». Mieux, l’article 51 stipule, quant à lui, «qu’en
concertation avec l’instance présidentielle, le premier secrétaire
choisit son secrétariat parmi les militants. Le premier secrétaire
présente, pour débat et adoption, un programme d’action au conseil
national. Le premier secrétaire présente annuellement le bilan du
secrétariat national devant le conseil national».
Cela étant, les partisans de l’application des texes du parti (statut)
ont fortement mené campagne lors des travaux de la session du conseil
national, arguant que c’est la seule issue pour «éviter au parti une
explosion certaine». Les observateurs de l’option de la tenue du congrès
extraordinaire l’emportent, cela suppose que «les congressistes seront
ceux ayant pris part aux travaux du cinquième congrès».
Dès lors, il ressort clairement que le sort des opposants à l’ex-membre
de l’instance présidentielle sera scellé, puisqu’une grande partie des
délégués du dernier congrès ont exprimé leur opposition à la direction
actuelle de l’instance présidentielle. C’est cela l’enjeu de la tenue
d’un congrès extraordinaire.
A. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. B.

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