DROIT LÉGITIME À L’INDEMNITÉ COMPENSATOIRE : Les retraités du Sud de l’ENGTP en sont toujours exclus

Lesoir; le Mardi 9 Janvier 2018
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Nous
remercions toute l’équipe du Soir d’Algérie , «Espace Retraite», pour
l’aide qu’elle nous a apporté depuis 2015 pour rendre publique notre
revendication afin de lui trouver une solution.
MM. Kitouni et Abdelmoumen Ould Kadour, respectivement ministre de
l’Energie et PDG du Groupe Sonatrach, nous venons par le biais de ce
quotidien vous informer sur l’historique de notre parcours pour trouver
une solution à notre revendication pour un droit légitime. Notre
dernière réunion avec les responsables de l’ENGTP remonte au 13/01/2015
avec comme ordre du jour de trouver un compromis à notre problème qui
est le droit à l’indemnité compensatoire (IC) en leur proposant un
calendrier flexible jusqu’à fin 2017 pour ne pas nuire à la pérennité de
l’entreprise. Après deux (02) heures de négociations, leur réponse a été
de nous demander de patienter jusqu’à l’amélioration de la situation
financière de l’entreprise. Mais ce que semble oublier M. le P-DG de
cette dernière est que ce que nous réclamons ici est notre argent, car
si depuis juin 1996 la gestion était équitable comme ceux des agents non
soumis à relève (NSr) en appliquant la loi du travail 90/11 à travail
égal salaire égal, cette revendication ne soit pas d’actualité. Depuis,
nous n’avons cessé de frapper à toutes les portes des responsables du
secteur pour que ce droit nous soit restitué. Pour nous, c’est une «hogra»
de la part du PDG de nous exclure par le refus d’appliquer la décision
de M. le ministre de l’Energie n°27 CAB/IC du 18/04/2009 et l’accord en
juillet 2008 du chef de gouvernement et l’instruction générale de M.
l’Inspecteur général du ministère de l’Energie, «l’attribution à tout le
personnel du Groupe Sonatrach soumis à relève (Sr) et ayant passé cinq
ans (05) dans une zone avec Ifri non soumis aux cotisations de SS, et
ce, depuis juin 1996, date de promulgation du décret présidentiel de
l’assiette de cotisations, une indemnité compensatoire, et ce, suite à
la différence constatée dans la pension de retraite entre le personnel
soumis à relève (Sr) et celui non soumis à relève (NSr) appelé
communément régime famille. A ce jour, cette situation est d’actualité
dans cette entreprise dans laquelle même les nouveaux agents mis à la
retraite à l’âge légal (60 ans) quittent l’entreprise sans bénéficier de
cette indemnité. Ils viennent grossir nos rangs. Au mois de mai 2017
nous avons été reçus par la directrice du ministère de l’Energie à qui
nous avons exposé notre problème. Elle a compris notre cri de détresse
et nous a demandé de ne plus déplacer les retraités pour des sit-in et
de patienter.
Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?
Nous vous interpellons en tant que premiers responsables dans le
secteur de bien vouloir intervenir pour que ce responsable revienne à la
raison et rende ce droit légitime à ces retraités et d’appliquer la
dernière instruction de paiement des 10% de salaire depuis 01/2011 et
notre indemnité compensatoire, émanant de vos services pour faire
oublier à ces vieux retraités qui ont passé plus de la moitié de leur
vie dans le Sud, dans des conditions insupportables, voire parfois
invivables (dans les bases-vie ou sur chantiers) de l’ENGTP par rapport
à Sonatrach ou les autres filiales dans le domaine. L’agent de notre
entreprise est le moins considéré dans le Groupe Sonatrach, et la preuve
est là. Si ces retraités avaient de la considération de la part de ce
PDG, ils auraient déjà encaissé leur argent depuis 2012 comme cela a été
fait pour tous les retraités au niveau de Sonatrach et ses filiales (ENTP,
Enageo, Enafor, ENSP et Naftal). Lui et son staff ne sont pas concernés
par cette décision ainsi que le secrétaire général du syndicat
d'entreprise, puisqu’ils sont tous gérés par le système (NSr) appelé
régime famille et quittent l'entreprise avec une retraite de rêve sans
oublier leur AFC comme celui du dernier sortant avec une AFC de 100 000,
00 DA. Comment voulez-vous dans ce cas que ces responsables pensent à
nous ? A ce jour, ces retraités sont obligés, malgré leur âge et une
santé chancelante, conséquence de la maladie chronique héritée de cette
entreprise, de faire des kilomètres des quatre coins du pays pour
répondre à chaque appel du Comité des 1240 retraités du Sud pour un
éventuel sit-in devant le ministère de l’Energie et le siège du Groupe
Sonatrach pour demander leur droit légitime, un droit confisqué par un
responsable sans scrupules et qui continue de faire du mal. «Hassbouna
Allah wa niîma al- Wakil».
P/le Comité des 1240 retraités du Sud de l’ENGTP,
N. Mami, S. Halimi et B. Zerdani

Categorie(s): le soir retraite

Auteur(s): N. Mami, S. Halimi et B. Zerdani

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