El Tarf: Rififi à la coordination de wilaya des commerçants

Lesoir; le Mercredi 13 Juin 2018
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Il semblerait que l’aura et le poids dont se prévale
le bureau de wilaya de la coordination des commerçants affiliée à
l’Union nationale des commerçants et artisans algériens s’effritent,
inexorablement, avec comme première conséquence la démission d’un de ses
piliers, à savoir M. Boubakeur Kherissi.
En effet, M. Kherissi impute plusieurs griefs lourds aux membres du
bureau de wilaya dont leur totale léthargie et mortel immobilisme quant
à la résolution des multiples problèmes touchant les commerçants.
«Depuis 2003, nous n’avons rien pu réaliser ou mettre en œuvre. Nous
n’avons ni un marché de gros, ni une gare routière digne de ce nom pour
les taxis intercommunales et interwilayas. Aussi, n’avons-nous pas
résolu ou du moins atténué les effets néfastes sur nos activités, des
mesures du rayon douanier». Et d’ajouter : «Pire, la note sur le gel de
l’immatriculation au registre du commerce pour l’exercice des activités
de commerce de gros n’a pas été abrogé. Au contraire, depuis 2016,
personne ne peut prétendre à l’activité du commerce du gros à travers le
territoire de la wilaya. Notre galère vogue au gré des vents, sans
aucune direction. C’est, plutôt, la fuite en avant».
Il faut savoir que la note en question dont nous détenons une copie
portant la référence 8935/2016 et datée du 27 septembre 2016 stipule,
clairement, que «suite à l’envoi émanant de monsieur le secrétaire
général du ministère du Commerce sus référencé, relatif au contrôle des
registres de commerce de gros au niveau des wilayas frontalières, il a
été décidé conformément aux instructions de monsieur le Premier ministre
de geler, d’une manière provisoire, toute immatriculation de l’activité
de gros au niveau des antennes locales des wilayas frontalières (dont El
Tarf) et ce, dans la perspective de réduire le phénomène de contrebande
des produits et marchandises au niveau des frontières».
Malheureusement, c’est le provisoire qui dure avec des conséquences
fâcheuses sur la cherté des produits que les détaillants impactent sur
le porte-monnaie du citoyen lambda. Pour ce qui est de la contrebande,
les Tunisiens font leurs emplettes dans les autres wilayas limitrophes
et même au-delà. Quant aux contrebandiers, et c’est un secret de
polichinelle, ils ont leur propres réseaux bien organisés et leurs
propres chemins détournés.
Ce sont, de fait, des arguments caducs et qui ne tiennent pas la route.
Seule évidence, le consommateur d’El Tarf est, indéniablement, pénalisé
par les augmentations des prix qui sont factices vis-à-vis des autres
wilayas du pays.
Daoud Allam

Categorie(s): régions

Auteur(s): Daoud Allam

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