Face aux menaces de l’administration: L’Intersyndicale de la Fonction publique maintient son débrayage

Lesoir; le Mercredi 14 Mars 2018
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Au moment où le ministère de l’Education et celui du
travail tentent de désamorcer la crise avec le Cnapeste, ce ne sont pas
moins de cinq syndicats du secteur de l’éducation qui débrayent ce
matin. Ils ne seront pas seuls sur le terrain de la contestation. Neuf
autres syndicats, affiliés à l’intersyndicale de la Fonction publique
prennent part à ce débrayage qui concerne la santé, l’enseignement
supérieur et l’administration.
Nawal Imés - Alger (Le Soir) - Pointés du doigt et accusés de ne pas
respecter la législation en matière de droit du travail, les syndicats
autonomes maintiennent intacte la pression sur l’exécutif.
L’Intersyndicale de la Fonction publique, regroupant quatorze syndicats
autonomes, maintient son appel à la grève générale en dépit des rappels
à l’ordre du ministère du Travail. A ce dernier qui estime que la
majorité des mouvements de grève ne sont pas conformes à ce que prévoit
la législation, les syndicats autonomes répondent en mobilisant leurs
troupes. Dans le secteur de l’éducation, le Snapest, le Cela, l’Unpef,
le Snte, le Satef ont adhéré à l’initiative de l’Intersyndicale de la
Fonction publique. Une action qu’ils justifient par les nombreuses
atteintes aux libertés syndicales. Ils dénoncent «les conditions dans
lesquelles se retrouvent les travailleurs du secteur de l’éducation» et
réclament entre autres «un système d’indemnisation plus attractif», une
«revalorisation des heures supplémentaires» et la révision du statut
particulier du personnel de l’éducation.
Une action de protestation qui vient encore compliquer la donne puisque
le bras de fer entre le Cnapeste et la tutelle ne trouve toujours pas
son épilogue. Après les tentatives de dialogue, les rappels à l’ordre,
les ponctions sur salaires puis la radiation des enseignants grévistes,
la situation ne connaît aucune évolution. Face au ministère de
l’Education qui exige l’arrêt de la grève, le Cnapeste campe sur ses
positions. Dernière initiative en date, l’intervention du ministre du
Travail dans le conflit. Il rencontrait lundi les responsables du
Cnapeste pour leur rappeler la législation en matière de conflits du
travail et leur dire que les lignes rouges avaient été franchies. Un
discours sans conséquence sur la décision du syndicat autonome.
Le reste des syndicats autonomes adoptent la même attitude. Non
seulement, ils adhèrent à l’action de l’Intersyndicale de la Fonction
publique mais ils comptent également mener une action commune qui ne
concernera que le secteur de l’éducation les 20 et 21 février prochains.
Le secteur de l’éducation n’est pas le seul à être en ébullition. Celui
de la santé ne connaît pas de répit non plus. Il sera concerné par le
débrayage d’aujourd’hui. Idem pour l’administration.
Une démonstration de force qui, dans le secteur de l’éducation, sera
suivie par un autre mouvement prévu pour la semaine prochaine. En effet,
le Snapest, le Cela, l’Unpef, le SNTE, le Satef ont pris option pour une
grève de deux jours pour interpeller la tutelle au sujet de ce qu’ils
considèrent comme des dossiers toujours en suspens.
N. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): N. I.

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