Ils déplorent les pressions de «parties externes»: Des clubs réclament plus de prérogatives

Lesoir; le Jeudi 18 Mai 2017
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Plusieurs membres de l'assemblée générale de la Ligue
de football professionnel (LFP), réunis hier à Sidi Moussa (Alger) en
session extraordinaire, ont réclamé «plus de prérogatives» pour cette
instance, déplorant les «pressions» exercées de «parties externes» sur
le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, ayant conduit à une nouvelle
démission de ce dernier avant de faire une énième volte-face.
La LFP, mise sur pied en 2011 après le passage du football national au
professionnalisme, exerce sur dérogation de la Fédération algérienne de
la discipline (FAF). Elle est chargée notamment de la gestion des deux
championnats professionnels. Mais le président de la LFP Kerbadj, qui a
fait l'objet de critiques et d'accusations de la part de certains
présidents de club, notamment avec l'approche de la fin de saison, a
fait savoir, lors de son discours en ouverture de l'assemblée
extraordinaire à laquelle il a appelé pour officialiser son départ,
qu'il était accusé à tort, reconnaissant au passage avoir fait l'objet
de «pressions» de différentes parties, d'où sa décision initiale de se
retirer des affaires de la LFP. «Kerbadj n'est pas responsable de ce qui
se passe dans notre championnat et dans notre football en général.
Parfois, l'on décide même à sa place, sans qu'il ait la possibilité de
dire non. Il est de notre devoir, nous en tant que présidents de club,
d'exiger plus de prérogatives au profit de la LFP pour qu'elle parvienne
à jouer son rôle convenablement», a lancé Abdelkrim Medouar, le
porte-parole de l'ASO Chlef et l'un des initiateurs de la motion de
soutien à Kerbadj ayant conduit au retour à de meilleurs sentiments de
ce dernier. Et parmi les points évoqués justement par les membres de
l'assemblée générale et qui, à leurs yeux, «continuent de gangrener» le
sport roi en Algérie, l'arbitrage. Un volet que le président de la LFP
déclare n'avoir jamais géré. «Certains présidents de club m'accusent à
tort, alors qu'ils savent pertinemment que je n'ai aucun lien avec les
désignations des arbitres», s'est encore défendu Kerbadj qui, en
revanche, reconnaît avoir «une partie de responsabilité» dans les
lacunes constatées dans la programmation du championnat de Ligue 1 cette
saison et qui connaît des changements à répétition, reportant la fin des
débats jusqu'au 14 juin prochain.

Categorie(s): sports

Auteur(s): lesoir

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