LE COUP DE BILL’ART DU SOIR : Les étrangers

Lesoir; le Samedi 13 Janvier 2018
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Par Kader Bakou
Mardi, à la tombée de la nuit, j’ai vu le livre l’Etranger à la
vitrine de la Librairie des beaux-arts d’Alger. C’est un peu comme de la
magie. J’ai aussi imaginé avoir vu Albert Camus dans cette librairie,
jadis, à Alger. L’écrivain qui est mort en 1960 a laissé quelque chose
de «vivant» ici. J’ai ressenti quelque chose d’indéfinissable, qu’on
pourrait essayer d’expliquer par une certaine «immortalité» de certaines
œuvres littéraires et de l’esprit. Quelques mètres plus loin, j’ai vu un
couple heureux à Alger. L’homme et la femme étaient accompagnés de leurs
enfants, un garçon et une fille. La fille, une blonde aux yeux bleus,
jouait de la flûte et son frère qui avait lui aussi une flûte à la main
riait. Ce mardi, à la tombée de la nuit, à Alger, j’ai vu des rayons de
lumière dans l’habituelle morosité, dans une société qui a oublié de
rire, de plaisanter et de chanter.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

Categorie(s): culture

Auteur(s): bakoukader@yahoo.fr

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