LE COUP DE BILL’ART DU SOIR : Les raisins de l’espoir social

Lesoir; le Mercredi 17 Janvier 2018
2

Par Kader Bakou
Un système qui cherche le profit pour le profit, en n’ayant pas pour
objectif d’améliorer le sort du peuple, est un système inhumain. John
Steinbeck, dans Les raisins de la colère, a démontré que c’est le cas du
capitalisme. La famille Jod, des métayers, endettée après des
catastrophes naturelles, perd ses terres au profit des banques. Aussi
absurde que cela puisse paraître, la famille ne trouve pas qui accuser
et à qui se plaindre (c’est comme si il y a une victime, mais pas de
coupables). A l’instar de milliers d’autres familles de l’Oklahoma, la
famille Jod émigre vers la Californie, décrite comme un «paradis». Ici,
les immigrants sont exploités par de grosses firmes privées, activant,
notamment, dans le domaine agricole. Plus les bénéfices et les profits
sont gros, plus les firmes qui, ainsi, ne craignent pas la faillite
payent moins les ouvriers et les paysans. Même la fameuse «concurrence»
travaille pour les exploiteurs. Les travailleurs qui n’acceptent pas les
bas salaires voient les plus pauvres qu’eux les accepter et sont ainsi
licenciés. John Steinbeck montre aussi que les gros capitalistes sont
les premiers bénéficiaires des crises et des conflits qui appauvrissent
les gens déjà pauvres et qui, n’ayant plus le choix, acceptent de
travailler pour les riches sans demander leurs droits.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

Categorie(s): culture

Auteur(s): bakoukader@yahoo.fr

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..