LE SALON DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE S’EST OUVERT JEUDI À ALGER: La connexion entre le milieu de la recherche et l’industrie demeure (toujours) problématique

Lesoir; le Samedi 20 Mai 2017
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Saïd Bouhellal, enseignant chercheur à l’Université
de Sétif, qui vient de mettre au point un procédé révolutionnaire
permettant de recycler les déchets de plastique, en les décomposant et
en leur faisant retrouver leur configuration initiale, sera l’attraction
du Salon de la recherche scientifique qui s’est ouvert jeudi à Alger.
Younès Djama - Alger (Le Soir) - L’Algérie doit exploiter le produit
de la recherche scientifique dans le développement de l'économie
nationale et faire confiance aux compétences scientifiques nationales.
C’est le message clé qu’a voulu faire passer, jeudi à Alger, le ministre
de l'Enseignement et de la Formation professionnels, ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique par intérim,
Mohamed Mebarki, et qui inaugurait le Salon national des produits de la
recherche scientifique (du 18 au 21 mai, au Palais des Expositions).
Venu en compagnie de membres du gouvernement à l'ouverture du Salon
national des produits de la recherche scientifique, Mebarki a précisé
que la conjoncture économique actuelle nécessitait une coordination
entre l'université et l'entreprise économique et industrielle. «Le
secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique doit
prendre conscience de l'importance de son rôle dans l'accompagnement des
secteurs productifs pour répondre aux préoccupations des opérateurs dans
différents domaines afin de réduire la facture d'importation», a-t-il
ajouté. Dans le même contexte, il a relevé la nécessité «d'établir des
relations durables entre les établissements de recherche et
l'environnement économique et social en vue de transférer les
recherches, les expériences et l'innovation technologique au secteur de
la production». Cependant, observe le ministre, le problème de connexion
entre le milieu de la recherche scientifique et le tissu industriel
demeure posé. «C’est l’entrave principale de la commercialisation et
l’industrialisation des prototypes des inventions mises au point»,
a-t-il concédé. Et d’ajouter que «la réalisation d’un exemplaire d’une
innovation nécessite un coût d’investissement conséquent, du fait qu’il
faut une quantité suffisante pour répondre aux besoins du marché». Dans
le même sens, le directeur général de la recherche scientifique et du
développement technologique (DGRSDT), Abdelahmid Aourag, a révélé que la
difficulté réside aussi dans le fait que le tissu industriel est
constitué en majorité de PME/PMI, qui sont, donc, dans l’incapacité de
subvenir à la demande locale du fait de la faiblesse de leurs ressources
financières.
A l'occasion de cette manifestation scientifique, plusieurs produits
scientifiques y seront présentés, à savoir la première puce
électronique, le premier satellite, le premier drone, ainsi que la
découverte du chercheur Saïd Bouhellal, faite sous forme de nouvelles
technologies dans le domaine de la préservation de l'environnement et de
la lutte contre la pollution plastique.
La manifestation est dédiée à la présentation des derniers produits et
inventions scientifiques tout en constituant une opportunité d'échange
d'expériences et de connaissances entre chercheurs et étudiants.
Y. D.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Y. D.

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