PÊCHE : Des armateurs revendiquent le rééchelonnement de leurs dettes

Lesoir; le Jeudi 30 Decembre 2010
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Des armateurs demandent le rééchelonnement des dettes contractées pour l’acquisition de bateaux de pêche.
Chérif Bennaceur – Alger (Le Soir) – Hier, lors d’une journée
parlementaire sur «la richesse halieutique : réalité et perspectives»,
organisée par la Commission de l’agriculture, la pêche et la protection
de l’environnement de l’APN, le vice-président de la Chambre nationale
de pêche et d’aquaculture, Bani Ahmed, et plusieurs députés ont soulevé
le problème des armateurs dont les bateaux ont été saisis pour
non-remboursement de prêts bancaires contractés auprès de la Badr. Selon
leurs porte-parole, ces pêcheurs sont dans l’impossibilité de payer
leurs dettes, en raison de la diminution de leurs revenus. Et dans la
mesure où la production halieutique a diminué, plus d’un millier de
bateaux sont en attente de réhabilitation et l’importation continue de
croître. Ces armateurs ont bénéficié, dans le cadre du programme de
soutien à la relance économique (PSRE), d’une subvention de l’Etat et de
prêts bancaires. Faute de bénéficier de l’effacement des dettes, à
l’instar des agriculteurs, ces opérateurs demandent un moratoire, voire
la suppression des intérêts et le paiement du principal sur une longue
durée. De même que des armateurs souhaitent l’autorisation d’importer
des équipements et engins rénovés au lieu de subir l’obligation
d’acquérir des matériels coûteux. Suppléant à l’absence du ministre de
tutelle, Khenafou Abdallah, contraint par la réunion du Conseil des
ministres, le secrétaire général du ministère de la Pêche et des
Ressources halieutiques (MPRH), Ahmed Kaci Abdallah, a affirmé que son
département est conscient de ce problème dont la solution ne relève,
cependant, pas de ses prérogatives. Le représentant du MPRH s’est tenu à
une certaine réserve, ne voulant pas répondre, en marge des travaux de
cette journée, aux questionnements en cours dans le secteur. Tout en
relevant, par ailleurs, que le secteur s’est doté d’une stratégie et
d’un schéma directeur de développement à l’horizon 2025, tant pour les
ressources halieutiques, dont une campagne d’évaluation sera relancée
l’année prochaine, que dans le domaine de l’aquaculture. Largement
explicitée par des cadres du MPRH, cette stratégie est basée, notamment,
sur la modernisation infrastructurelle, l’exploitation uniquement
nationale et la satisfaction de la demande locale, avec l’apport
étranger, et vise, pour un coût de 291,6 milliards de dinars, à
atteindre un niveau de production de 221 000 tonnes en 2025 contre 130
000 tonnes actuellement.
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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