RENCONTRE SUR LE RÔLE ET LES ATTRIBUTIONS DE LA COMMISSION DE WILAYA DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE A TIARET: Pour une meilleure insertion socio-économique

Lesoir; le Samedi 3 Novembre 2007
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Le rôle et les attributions de la commission de wilaya du secteur de la formation professionnelle a été le thème de la journée d’étude tenue mercredi à la salle de conférences Mustapha- Mekki de Tiaret en présence du wali, des directeurs généraux du FNAC et du CERPEC ainsi que des responsables centraux du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels.Dans son allocution d’ouverture, le chef de l’exécutif de la wilaya,
tout en se référant à la dernière réunion gouvernement-walis sur le
dossier jeunesse, a focalisé ses propos sur l’importance que revêt ce
secteur dans l’insertion des jeunes à travers la formation et
l’apprentissage. Prenant la parole, M. Bouterfa, DFP à Tiaret, n’a pas
été sans s’étaler sur les missions de ladite commission qui, depuis son
installation en 2002, est restée en veilleuse en dépit du rôle qu’elle
peut assurer dans le développement du secteur. Cette dernière est
chargée, entre autres, de la planification, la création d’une banque de
données relative à l’emploi et la formation, la révision et l’adaptation
des programmes, l’étude de redéploiement, des équipements,
l’amélioration des conditions d’apprentissage des stagiaires en les
assistant dans le processus d’insertion, l’actualisation de la carte de
formation professionnelle de la wilaya, le tout dans une stratégie
intersectorielle efficace. Il convient de souligner que l’intervention
du directeur général du Fonds national de développement de
l’apprentissage et de la formation continue (FNAC) a été une opportunité
pour presque la majorité de l’assistance, méconnaissant les mécanismes
de ce dispositif et dont l’appui en matière d’insertion des jeunes n’est
guère négligeable. A ce titre, l’intervenant s’est longuement appesanti
sur les objectifs et le financement par le FNAC des porteurs de projets
en tenant compte des trois dispositif, à savoir le plan collectif
d’insertion professionnelle (PCIP), le plan de formation de l’entreprise
et la formation professionnelle continue. “Le FNAC permet aux jeunes
sans qualification d’augmenter leurs chances d’employabilité en
prétendant à un diplôme et une formation qualifiante adaptée à
l’expérience professionnelle. Toutefois, notre apport financier ne sera
déterminé qu’après négociation avec les partenaires et l’entreprise
concernés par la formation”, dira-t-il. Et d’ajouter que le fonds, outre
le fait qu’il s’inscrit dans un souci de valorisation de la ressource
humaine, compte aller au bout de ses perspectives de création d’autres
nouveaux mécanismes de développer la formation continue et par
apprentissage d’où, à titre illustratif, la mise en place d’un réseau
conseillers en la matière et l’ouverture d’antennes régionales. Cela
dit, tout en restant ouverte à toute sorte de propositions
d’enrichissement, cette rencontre sur un secteur aussi sensible que la
formation professionnelle, du fait de ses rapports avec une frange
majoritaire qu’est la jeunesse, a été sanctionnée par une palette de
recommandations. Les participants furent unanimes quant à la nécessité
de prendre en charge, dans le cadre du financement FNAC et à titre
expérimental, faut-il le préciser, en moyenne 600 jeunes chômeurs pour
une formation au niveau des exploitations agricoles. Le renforcement et
la promotion de la formation par apprentissage et toutes les formes
d’alternance, la mise en place des mécanismes de concertation plus
efficaces avec les opérateurs économiques, — le privé notamment étant le
plus grand employeur —, avec la diversification de l’offre de formation
dans les services et les tertiaires en général, le renforcement de la
formation dans les niveaux supérieurs à l’effet de répondre aux besoins
en compétences sans pour autant négliger les autres catégories (sans
niveau, femme au foyer…) et enfin l’encouragement des travaux de la
commission de wilaya permettant une meilleure visibilité du système
éducation- formation-emploi sont également les autres idées retenues
lors de cette réunion.
Mourad Benameur
88 postes d’emploi pour les collectivités locales
Dans le cadre du recrutement des compétences — les sortants de
l’université et des différents instituts — initié par le ministère de
l’Intérieur et des Collectivités locales, la wilaya de Tiaret a
bénéficié de 88 postes sur les 3500 prévus à l’échelle nationale. Ce
quota devrait être réparti sur pas moins de cinq spécialités, à savoir
assistant administratif (31 postes), ingénieur d’Etat en génie civil (31
postes), ingénieur d’Etat en informatique (17 postes), architecte (8
postes) et enfin ingénieur d’Etat en statistiques (1 seul poste). Cette
opération fera bientôt l’objet d’une large publication par voie de
presse et même à travers les places publiques “de façon à donner la
chance à un grand nombre de postulants”, est-il mentionné dans un
document officiel de la wilaya.
M. B.

Categorie(s): régions ouest

Auteur(s): M. B.

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