REPRISE DU CYCLE DE CONFÉRENCES DE L'INSIM: Tizi-Ouzou à l'heure de la mondialisation

Lesoir; le Jeudi 25 Octobre 2007
2

La filiale de Tizi-Ouzou de l’Institut international de management (INSIM) a inauguré son traditionnel cycle de conférences en invitant M. José Boniem, géographe économiste, spécialiste en développement régional et conseiller au ministère des Ressources naturelles du Québec (Canada).“Tizi-Ouzou à l’heure de la mondialisation” est le thème de la conférence-débat développé devant un parterre constitué d’enseignants universitaires spécialistes des questions économiques ainsi que de nombreux autres acteurs locaux de développement. Au centre de la problématique, ce sont le présent et l’avenir économiques de la ville de Tizi-Ouzou qui ont été posés par le Pr Boniem qui s’est interrogé sur le rôle et le statut d’une ville de taille moyenne comme Tizi-Ouzou dans le contexte de la mondialisation. Le conférencier, qui a d’abord replacé Tizi-Ouzou dans son contexte géomorphologique et économique, dira que la viabilité économique de cette ville dont le poids économique réel reste modeste comparé, dans le contexte kabyle, à celui de Béjaïa ou à celui d’autres villes de l’intérieur du pays de taille moyenne comme elle qui ont toutes bénéficié de l’investissement de l’Etat jusqu’à 1990, à l’exemple de Sétif, Batna, Bordj-Bou-Arréridj… dépendra de la création de pôles d’excellence économiques à travers l’identification puis la valorisation et l’exploitation de certains atouts et créneaux porteurs dans des domaines aussi variés que les TIC, l’agriculture, le tourisme, la pêche, les services…, expliquant que même si elles subissent le poids d’une métropolisation et d’une mondialisation accrues de l’économie, il reste aux villes de taille moyenne de jouer un rôle d’intermédiation économique. “Face aux défis contemporains de la mondialisation, les villes de taille moyenne cherchent leur voie et définissent un projet de développement. La recherche de relais de créneaux porteurs qui leur permettent de se maintenir sur la voie rapide de l’économie contemporaine est au cœur de la réflexion sur les villes moyennes.” Des pistes de réflexion qui doivent profiter à Tizi-Ouzou pour l’élaboration d’une stratégie de développement consensuelle. L’exploitation des potentialités et la création de pôles économiques d’excellence reposent, selon le conférencier, sur la transparence et la circulation de l’information, “la mise en orbite de celle-ci” et l’adhésion de tous les acteurs concernés. “Il y a de la place à l’innovation et à la créativité”, dira José Boniem, en conclusion des débats, ajoutant en réponse à certains avis pessimistes qu’il importe peu de considérer qu’un verre est à moitié plein ou vide, “il faut faire en sorte de remplir la moitié restante”. Intervenant dans le débat, M. Benyaou, enseignant au département d’économie de l’université de Tizi-Ouzou, parlera de la persistance de réflexes hérités de l’économie administrée. Un autre spécialiste des questions économiques s’interrogera si l’Algérie n’a pas raté le coach de l’adaptation à la mondialisation. Le professeur Dahmani, de l’UTO, reviendra sur les paradoxes qui font que Tizi-Ouzou n’arrive pas à jouer pleinement son rôle de ville moyenne en raison de la perte d’exercice de certaines activités économiques au profit d’autres villes du pays de même taille qu’elle et même au profit de certaines villes de l’intérieur de la wilaya.S. A. M.

Categorie(s): régions centre

Auteur(s): S. A. M.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..