ROUTE TRANSSAHARIENNE: «Un projet plus cher mais les travaux ne s’arrêteront pas»

Lesoir; le Dimanche 16 Juillet 2017
2

La route transsaharienne coûte plus cher en raison du
climat sécuritaire qui prévaut dans la région du Sahel. Un surcoût qui,
selon le Dg du Comité de liaison de la Transsaharienne, n’empêchera pas
les travaux du projet de se poursuivre.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - «Dans le contexte sécuritaire actuel,
la route transsaharienne coûte plus cher en raison du coût des
militaires qui assurent l’encadrement des travaux comme c’est le cas au
Tchad», explique Mohamed Ayadi. Selon lui, le projet coûtera certes un
peu plus cher mais «les travaux ne s’arrêteront pas».
Convaincu qu’il ne s’agit pas d’un problème de temps mais celui
d’«endurance», il ajoute : «Il faut le faire même si nous perdons du
temps, la préoccupation n’est pas là».
Intervenant hier, au forum du quotidien El Moudjahid, à Alger, le Dg du
Comité de liaison de la Transsaharienne affirme que la cadence des
travaux dépend des capacités et potentialités de chaque pays concerné
par le projet de la route transsaharienne. «Il y a un impact sur les
pays dont le revenu est faible. Aujourd’hui, la difficulté pour ces
pays, c’est de rembourser ce qu’ils ont emprunté car c’est l’une des
conditions», dit-il.
Toutefois, il assure que le problème de financement ne se pose pas en
Algérie. La preuve poursuit-il, «l’axe principal de la transsaharienne
qui relie Alger à Lagos (Nigeria) sera réceptionné en 2019. La partie
algérienne a été réalisée à 90%». Quant au taux de réalisation de
l’intégralité de la route transsaharienne, il estime qu’il est
«difficile» d’en parler. «C’est un projet qui concerne six pays. Dans
chaque pays, il y a plusieurs projets et chaque projet avance à une
vitesse donnée».
Le Dg du Comité de liaison de la Transsaharienne rappelle à cet effet,
la finalisation de 5 000 kilomètres dont 1 600 kilomètres réalisés par
l’Algérie, 1 100 kilomètres par le Nigeria, 200 kilomètres par le Tchad
et 400 autres sont en cours. «Le pays le plus en difficulté est le Mali
pour des raisons que vous connaissez», dit-il.
Etendue entre Alger et la frontière avec le Niger soit 2 400 kilomètres,
la route transsaharienne en Algérie assure-t-il, est «entièrement finie
et revêtue. Il n’en reste que six kilomètres à In Guezzam pas loin des
frontières».
S’agissant de la branche qui reliera notre pays au Mali, il précise que
sur 500 km, 300 km ont été réalisés et 200 km sont en cours de
réalisation.
Mohamed Ayadi n’omet pas de souligner les efforts de l’Algérie pour
«perfectionner» ce projet. Il cite ainsi le «dédoublement de la voie sur
1 000 km» et «la traversée d’une montagne pour faire gagner une
demi-heure sur 60 km».
Ry. N.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Ry. N.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..