Sahara Occidental: Messahel rencontre Köhler à Berlin

Lesoir; le Jeudi 17 Mai 2018
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Un enjeu de taille se déroule actuellement aux
Nations-Unies : rechercher tous les moyens possibles pour parvenir à
relancer des négociations directes entre la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) et le Maroc. Le MAE algérien a été, à ce titre, reçu
ce jeudi à Berlin par le chargé du dossier.
Abla Cherif - Alger (Le Soir) - La vision algérienne a été ainsi
exposée par Abdelkader Messahel auprès du représentant spécial de l'ONU
pour le Sahara Occidental. Invité au même titre que d'autres parties, le
chef de la diplomatie algérienne a réitéré la position constante du
pays, celle qui consiste à œuvrer pour l'organisation d'un référendum
d'autodétermination à travers lequel les Sahraouis décideraient de leur
sort. Près de quarante ans après le signature d'un accord de
cessez-le-feu entre les deux, l'option du référendum parrainée par l'ONU
et l'UA n'a jamais pu se concrétiser en raison de l'attitude marocaine.
L'ancien roi du Maroc Hassan II avait recours à des tergiversations qui
occasionnaient des reports perpétuels des rounds de négociations. Avec
Mohamed VI, l'attitude marocaine s'est radicalisée.
Le processus de négociations a été tout bonnement rompu au profit de
manœuvres appuyées par la France. Sa dernière tentative de faire de
l'Union africaine un outil au service de ses intérêts a échoué lors de
la 28e conférence d'Addis-Abeba. L'organisation s'est prononcée en
faveur d'une reprise rapide des pourparlers directs.
Une aide précieuse pour Horst Köhler qui s'apprêtait alors à lancer une
nouvelle initiative pour réunir les deux parties autour d'une même
table. L'ex-Président allemand a reçu également le chef d'État
mauritanien, en qualité de pays voisin pour recueillir son avis.
Des rencontres ont d'autre part eu lieu avec diverses personnalités
politiques liées au dossier du Sahara Occidental, ceci à deux mois d’un
nouveau rapport de Guterres, SG des Nations-Unies, devant le Conseil de
sécurité, conformément au communiqué de l’ONU qui indiquait que
«l’émissaire personnel du secrétaire général prévoit en février 2018
d’organiser des discussions bilatérales avec les parties et les pays
voisins».
Depuis sa nomination en août dernier, Horst Köhler tente de relancer les
pourparlers entre le Maroc et le Front Polisario. Y parviendra-t-il ? Au
Maroc, des voix s'élèvent déjà pour dénoncer la série de rencontres
entamées par Köhler.
A. C.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. C.

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