SAÏD ALLIK (ex-Président de l’USM Alger) :: «Je peux encore servir»

Lesoir; le Jeudi 18 Mai 2017
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Après une longue éclipse, l’ex-boss de l’USMA
réapparait sur la scène footballistique à l’occasion de quelques
rendez-vous de gala et de cérémonies d’hommage au profit d’ancien
footballeurs et sportifs. Plus affûté que jamais Said Allik veut encore
servir le football à qui il a tant donné, au niveau du club de ses
premières amours l’USMA. Désormais intéressé par la présidence de la LFP
si les règlements venaient à l’y autoriser, M. Allik pense avoir les
solutions au marasme qui frappe notre football.

Monsieur Said Allik, ça fait un moment que vous n’apparaissez plus
sur la scène footballistique et en particulier de la vie de l’USM Alger,
votre club de toujours…
«Avant tout, je tiens à vous remercier de votre sollicitation qui me
fait chaud au cœur. Pour revenir à votre question, je dirais que Saïd
Allik s’occupe de ses affaires familiales et professionnelles mais je
suis de près la situation de mon cher club, l’USMA Alger à qui je
souhaite tout le succès du monde surtout en Champions League où l’équipe
peut offrir de grands moments de joie et de bonheur au grand public
usmiste».

Rappelez-nous votre parcours au sein de l’USM Alger.
Je dois rappeler que ma carrière a débuté à Hydra en 1966 où
j’évoluais en catégorie «cadets» et j’ai même disputé un match contre
Kouba en catégorie «juniors» que nous avons remporté. C’est à cette
occasion que j’ai été contacté par des dirigeants de l’USMA qui
accompagnaient leur équipe «juniors» appelée à disputer un match face à
Hydra gagné par cette dernière (3-1). J’occupais le poste de milieu de
terrain. Je me suis ensuite dirigé vers l’USMH où j’ai joué pendant deux
années avec les Selmi, Kabri etc. C’était la période dorée de notre
football dont le niveau était relevé. Avec la réforme sportive, je me
suis retiré pendant des années durant lesquelles l’USMA a vécu une
situation très difficile en Division 2. C’est à cette époque que j’ai
été contacté par Mahiedine Allouache qui m’a demandé un coup de main
pour remettre le club sur les rails. J’ai accepté de travailler en
compagnie de Mouldi Aïssaoui, Abdouche Réda etc. Je me rappelle qu’à
l’époque, l’USMA a failli tomber en 3e Division ? Nous nous sommes alors
réunis pour tenter de sauver le club. Quand M. Aïssaoui a été élu au
poste de président de la FAF, j’ai pris en charge les fonctions de
président à l’USMA. C’est à partir de là que nous avons vraiment entamé
l’œuvre de reconstruire le club avec un retour rapide parmi l’élite et
une domination des compétitions nationales pendant plus d’une décennie».


Ne voyez-vous pas qu’après toute cette carrière, vous méritiez une
sortie plus honorable ?
«Il faut savoir que je n’ai fait que mon devoir en tant que
responsable. Nous avons travaillé ensemble avec MM. Rachid Khelouiati,
Omar Hamadi, Abdelkader Amrani, Mahiedine Allouache, Mouldi Aïssaoui
etc. Je pense qu’on ne reverra pas de sitôt une génération de dirigeants
de cette envergure. Je n’oublierai pas d’autres grands hommes qui ont
participé à la construction du club à l’exemple des défunts Ali Zaïd et
Abdelkader Kemat. Tous les trophées et toutes les réussites furent le
fruit du travail de toute une équipe et grâce aussi aux supporters de l’USMA.
Pour ma part, je dirais que le bilan fut très positif et que nous avons
donné le meilleur de nous avec beaucoup de sacrifices et de dévouement».


Aujourd’hui, le football national a besoin de personnes de votre stature
pour gérer cette période très difficile qu’il traverse…
«Sincèrement, je suis prêt à prendre la responsabilité de la Ligue
nationale. C’est un poste très difficile à assumer et mérite des gens
chevronnés qui ont une connaissance du terrain. Malheureusement, je ne
peux y accéder car après avoir donné tant au football algérien, je ne
suis pas aujourd’hui membre de l’assemblée générale de cette instance à
cause des règlements actuels qui restent à mon avis injustes envers tous
ceux qui ont tant donné à la pratique du football mais qui ne sont pas
en exercice».

Êtes-vous optimiste ?
«La balle est dans le camp des autorités qui peuvent changer cette
situation et permettre au football national de renouer avec son âge
d’or. De mon côté, je réitère ma motivation d’œuvrer à rendre au
football son vraie image de marque».
Propos recueillis par N. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): Propos recueillis par N. B.

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