SOIT DIT EN PASSANT: Faire gaffe à ce que l’on écrit ? (1)

Lesoir; le Samedi 10 Fevrier 2018
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Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
De taquin à sarcastique, le courrier que je propose
de partager avec vous évolue vers une description de la réalité de tous
les jours sur un ton beaucoup moins enjoué. Et pour cause ! Communiquer
un point de vue, histoire de céder de temps à autre la parole à un
lecteur qui éprouve le besoin de se délester d’un trop-plein d’amertume
ou en découvrir d’autres revêt une part d’intérêt non négligeable. Cela
permet de se situer par rapport à certains avis qui courent et finissent
par s’imposer comme des certitudes que personne ne remettra en question,
si on n’y apporte aucune contradiction. Ce qu’il faut reconnaître aux
Algériens c’est qu’ils ne sont pas abrutis au point de gober tout ce
qu’on leur vend. Il ne faut pas croire qu’ils sont dupes. Aussi, et pour
que, par exemple, un Djamel Ould Abbès lève le pied sur les
pseudo-complots ourdis contre l’Etat, je lui suggère de lire ce qui va
suivre. C’est le point de vue d’un citoyen.
Une bonne part ou presque de ce qui complique la vie à une majorité y
est consignée. En lisant ce courrier, je n’ai pas eu la sensation de
radoter.
«Après les médecins qui vous feront votre fête, l’accès aux avions d’Air
Algérie vous sera peut-être interdit. C’est tant pis pour vous. Vous
l’aurez cherché avec vos chroniques récentes. Dans vos prochains
billets, ne prenez surtout pas partie contre les boulangers ou les
bouchers s’ils venaient à déclencher une grève pour exiger des
revalorisations de prix. Vous risqueriez d’être obligée de faire
vous-même votre pain et d’élever quelques poules sur votre balcon. Ça a
son charme, je l’avoue. J’en ai moi-même quelques-unes, mais c’est du
boulot. Ces comportements et menaces reflètent un malaise profond de la
société, complètement délitée et sans repère moral. La hogra et les abus
d’autorité ne sont pas uniquement les apanages des différentes strates
de gouvernance. Chaque individu détenteur de la moindre once de pouvoir
est capable de nuire à autrui, pour peu qu’une critique, même justifiée,
lui soit adressée…» A suivre ce témoignage dont le moins que l’on puisse
dire est qu’il n’est pas tendre mais aucunement malveillant.
M. B. 

Categorie(s): chronique du jour

Auteur(s): lesoir

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