SOIT DIT EN PASSANT: La femme, un animal qui a des droits !

Lesoir; le Mardi 16 Mai 2017
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Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où tandis que les uns vous reprochent d’en
faire exagérément sur le genre féminin, les autres estiment que vous
n’en dites pas assez tant il est vrai que pour arracher ce dernier à la
condition qui lui est faite, il faut avoir les reins solides, et encore
! Lorsqu’une catégorie de femmes monte au créneau pour accréditer les
concessions célébrées par les séances ou halaket qui leur sont
dispensées, en vue de leur anéantissement, dans les arrière-cours des
mosquées, davantage fréquentées par de jeunes novices, en quête de
statut marital, on se réjouit, tout de même, que celles-ci échappent
présentement au verdict de scientifiques enturbannés qui s’éreintent à
leur découvrir quelques droits. Je doute fort que les Saoudiennes qui
militent en faveur d’une émancipation de leurs congénères se sentent
rassurées plus que cela. Surtout qu’elles ne doivent pas ignorer leur
intérêt à bien se tenir si elles veulent que leurs mâles s’intéressent à
elles un peu mieux qu’à un objet de décoration inerte et sans voix.
Une condition qui rendait caducs tout pouvoir et tout droit de contester
jusqu’à l’espace dans lequel on les confinait.
Des scientifiques, ou ce que le royaume wahhabite qualifie comme tels,
auraient sérieusement débattu avant de conclure que la femme était un
mammifère. Pas question de lui attribuer le statut d’être humain, mais
pourquoi pas celui d’un chameau, par exemple, ou celui d’une chèvre ? Et
quand une réflexion aussi violente que misogyne est convertie, voire
légitimée en réalité scientifique, elle fait bondir de joie certaines
féministes averties. Des militantes occidentales qui louent avec ferveur
une avancée «historique» dans la mentalité bédouine qui élève la femme,
de sa condition d’objet inerte et sans droits, à celle d’un animal qui
en bénéficie. Pour les experts saoudiens, les femmes dépourvues d’âme
auraient cependant des qualités identiques à celles des animaux, comme
la capacité de procréer. Pour certaines voix qui luttent en faveur de
leur promotion, il vaut mieux avoir les mêmes droits qu’un dromadaire
que pas en avoir du tout. A creuser consciencieusement !
M. B. 

Categorie(s): chronique du jour

Auteur(s): malikaboussouf@yahoo.fr

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