SOIT DIT EN PASSANT: Que va-t-il faire ?

Lesoir; le Mardi 15 Aout 2017
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Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où, tandis que l’été s’écoule péniblement
avec pour rituel un ralentissement un peu plus marqué de toutes les
activités, des signes qui ne sont pas anodins sont lancés en direction
du contribuable sans que l’on réussisse à décrypter sérieusement les
messages ou à comprendre les raisons de cette précipitation à se faire
entendre.
Une espèce de nervosité manifestée par des clans au pouvoir que l’on dit
opposés et qui dans la réalité des faits ne devraient pas l’être. Le
recul traditionnel aussi utile que nécessaire, vacances obligent, aura
donc été de courte durée en haut lieu, où on ne sait plus vraiment qui
se repose et qui travaille. Où on ne sait plus vraiment qui travaille et
à quoi ! Je me suis longuement demandé, avant d’entamer ce billet, s’il
ne valait pas mieux attendre avant d’émettre une quelconque hypothèse
sur ce qui attendrait le malheureux Tebboune qui, en dehors du fait
qu’il s’en relèvera, sans aucun doute, me fait présentement bien de la
peine. Mais c’est l’expression bien de chez nous qui dit à propos de
quelqu’un : «Yerkod 3la Raï wi Inoud 3la Dbara» qui m’a soufflé de dire
toute la peine que m’inspire ledit Premier ministre, malmené par ceux
qui, où qu’ils soient, s’exercent à protéger intérêts et privilèges à
qui mieux mieux.
Inutile de disserter sur la nature et les talents de conseillers
protecteurs d’un système indécrottable. Maintenant qu’ils font sans
rougir la une des journaux, peut importe de classer les ambitions des
uns et des autres en fonction des liens qu’ils ont construits avec
l’autorité effective. On a été quelques-uns à aimer croire que le ton
était enfin donné pour un changement en règle.
Le comportement d’un rompu aux silences et aux secousses du pouvoir
comme le Premier ministre actuel, nous a laissé espérer que là haut, on
était revenu à plus de sagesse et que l’on avait renoncé enfin à
n’écouter que les siens.
Si la naïveté de croire aide parfois à se sentir mieux, un retour
éventuel à la loi ou à la morale républicaine aura tout juste fait
illusion. Parce que rien, en réalité, ne justifie que l’on ait,
aujourd’hui plus qu’hier, l’intention de servir.
M. B.

Categorie(s): chronique du jour

Auteur(s): lesoir

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