SUITE AUX INTEMPÉRIES A ORAN: Des réseaux d'évacuation rejettent les eaux et des dizaines de rats morts

Lesoir; le Samedi 3 Novembre 2007
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Durant la journée de mercredi, le wali d’Oran s’est rendu au niveau des Andalouses pour s’enquérir des dégâts occasionnés par les dernières précipitations.A ce titre et au niveau de la localité d’El Ansor, celle qui fut le
plus affectée par les intempéries de lundi et mardi, une commission
composée de tous les responsables des subdivisions s’est rendue sur les
lieux où les attendait une dizaine de familles qui n’avait toujours pas
pu regagner leurs habitations qui sont à ce jour encore ensevelies sous
la boue. Leur relogement n’est toutefois pas envisagé, mais l’on saura
que leurs dossiers seront traités au cas par cas. Une situation que les
sinistrés déplorent et contestent car n’ayant pas où aller en cette
période hivernale. Des scènes d’épouvante faisant suite aux
précipitations qui s’abattent sur la région ouest du pays ont été vécues
au niveau de la plage des Andalouses qui fut envahie par les crues de la
localité d’El Ansor. Des dégâts importants sont visibles, une centaine
de têtes de bétail ont péri emportées par les eaux suite au débordement
de oued Sidi Hamadi qui a emporté plusieurs exploitations agricoles et
touché dans son sillage plusieurs habitations, une vingtaine, notamment
celles situées dans le bidonville “Plastic”. Les routes de cette région
de la côte n’ont pas été épargnées. Cette même situation est vécue par
les 120 familles habitant dans des bidonvilles situés à Bendaoud 2 (Sidi
El Bachir) qui n’ont pas été épargnées par les pluies diluviennes qui
ont inondé leurs habitations. Des familles attendent depuis deux ans
dans l’espoir de bénéficier d’un relogement ; leur colère ils l’ont
exprimée en manifestant devant le siège de la daïra de Bir El-Djir pour
exiger une prise en charge rapide. Pour leur part, des habitants de
certains quartiers populaires tels que celui d’Ederb n’en reviennent
toujours pas du spectacle effrayant qui s’offre à eux. Les égouts et les
conduites d’évacuation ont explosé par la densité d’eau rejetant par la
même occasion toutes sortes de déchets et surtout des dizaines de rats
morts. Lors d’une réunion d’évaluation des dégâts présidée par le wali
d’Oran, les directeurs de l’exécutif devaient procéder à l’élaboration
de fiches techniques afin de recenser les dommages, et dégager une
enveloppe financière. Pour leur part, les différents services de la
wilaya veillent au nettoyage des avaloirs des chemins de wilaya et des
routes nationales ainsi que la multiplication des réseaux de banquettes
protégeant le couvert végétal. Quant aux services concernés (Protection
civile et autres communaux), ils poursuivent leurs interventions afin de
dégager les voies et surtout éviter d’éventuels effondrements qui sont
malheureusement l’une des plus grandes hantises de l’heure car même si
les averses cessent, les habitations — qui menaçaient déjà de
s’effondrer — ont bien été fragilisées.
Amel B.
Saisie d'un kilo de kif traité
Jamais le trafic de drogue n’aura été aussi important que cette année
à Oran. La dernière saisie réalisée par les services de la sécurité de
Aïn- Turc, le 27 octobre 2007, est de 1 kg. Cette quantité vient
s’ajouter aux 2,6 tonnes de kif saisis par les éléments des différentes
Sûretés urbaines de la wilaya d’Oran depuis le mois de janvier dernier
et qui, semble-t-il, devait être écoulée sur le territoire national ou
encore à l’étranger. Concernant cette dernière saisie, l’on saura de
source sûre qu’ayant repéré l’excès de vitesse d’un automobiliste
conduisant une Golf au niveau de Aïn-Turc, les services de sécurité
l’ont suivi et constaté qu’il ne s’était pas arrêté au niveau du barrage
de sécurité. Une fois arrivé au niveau du second, il a abandonné son
véhicule et s’est enfui en prenant avec lui un sachet. Appréhendé, il
s’avère que le sachet en question contenait du kif. Il s’agit du dénommé
S.D., 29 ans, originaire de Aïn-Turc, un repris de justice. Après
enquête, son complice, Z. H., 28 ans, fut arrêté. Poursuivant son
enquête, la brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants a pu
arrêter en date du 29 octobre l’auteur principal, H. T., 28 ans, qui
était en possession de 6 barrettes de kif. Il déclara qu’il aurait
trouvé 42 plaquettes de kif pesant chacune 100 grammes. Une quantité
avait été vendue à un autre complice, S. S., 24 ans, originaire de
Aïn-El-Kerma. La saisie totale est estimée à 1 kg. L’enquête a révélé
également que la première personne inculpée, en l’occurrence A. T.,
était en possession d’un permis de conduire appartenant à un suspect
dans une affaire de trafic de cocaïne déjà en prison. Les quatre
individus furent présentés mercredi devant le juge pour répondre de
trois chefs d’inculpation : association de malfaiteurs, trafic et
possession de drogue et conduite sans permis.
A. B.

Categorie(s): régions ouest

Auteur(s): A. B.

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