Tizi-Ouzou: Le rejet par l’APN d’un amendement pour la promotion de tamazight fait sortir les élèves dans la rue

Lesoir; le Jeudi 7 Decembre 2017
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Grèves et marches des élèves de certains collèges et
lycées pour dénoncer le refus des députés de la majorité APN de la
promotion de tamazight, grève illimitée ponctuée de sit-in devant les
sièges de la Direction de l’éducation et de la Wilaya, décrétée par le
Cnapest pour dénoncer un acte de «hogra» et de violence policière à
l’encontre d’une enseignante dans l’enceinte de la Direction de
l’éducation.
Depuis quelques jours, le secteur de l’éducation à Tizi-Ouzou est en
proie à des perturbations, mettant de fait l’activité pédagogique entre
parenthèses pour de nombreux lycéens, collégiens, voire même des
écoliers de nombreuses localités de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Hier, mercredi, les élèves du collège, du lycée et de certaines écoles
de Fréha ont déserté les classes. Ils ont sillonné les rues de la ville
pour dénoncer le rejet par les partis de majorité à l’APN de
l’amendement présenté par Mme Chouitème, députée du Parti des
travailleurs, portant sur la budgétisation, dans le cadre de la LNF
2018, du projet de généralisation de l’enseignement de tamazight.
«Corrigez l’Histoire, l’Algérie n’est pas arabe» est l’un des nombreux
slogans favorables à tamazight scandés par les adolescents. La veille,
ce sont les lycéens et collégiens d’Azazga, de Tizi-Gheniff, de Maâtkas
et d’Azeffoun qui sont sortis dans la rue pour les mêmes motifs,
dénoncer le refus de l’APN de la promotion de la langue amazighe.
Tout porte à croire que le mot soit donné pour des actions de
protestation tournantes au niveau de nombreux chefs-lieux de daïra de la
wilaya puisqu’une grève et une marche de protestation et de dénonciation
du vote des députés pro-pouvoir seront organisées, aujourd’hui, jeudi,
par les lycéens de Mekla.
La grogne des élèves s’ajoute à celle des enseignants affiliés au
Cnapest, Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire
et technique, qui a décrété une grève illimitée depuis une quinzaine de
jours.
Un mouvement de protestation déclenché par solidarité à une jeune
enseignante qui a été victime d’un dépassement de la part d’une
fonctionnaire de police à l'intérieur même de la Direction de
l’éducation de Tizi-Ouzou. «Une agression qui n'a pas été suivie de
sanction», déonce le Cnapest qui réclame que les chefs de service du
personnel et celui du contentieux soient sanctionnés.
S. A. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): S. A. M.

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