Université: L’Algérie mise sur la PME innovante pour un décollage économique et industriel

Lesoir; le Jeudi 14 Decembre 2017
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L’Algérie mise actuellement sur l’encouragement de la
création des PME et principalement la PME innovante, en vue d’un réel
décollage industriel et économique, a déclaré hier à Oran le directeur
général de la compétitivité industrielle au ministère de l’Industrie et
des Mines.
Les start-up représentent pour l’Algérie un moyen de décollage
économique, car elles permettront à son économie et son industrie de se
diversifier, a souligné M. Guend Abdelaziz à la presse en marge d’un
séminaire international de deux jours sur «les nouvelles frontières de
la propriété industrielle : états des lieux et perspectives», organisé
par le Centre d’appui à la technologie et l’innovation (Cati) de l’Ecole
nationale polytechnique d’Oran (ENPO). «De ce fait, nous œuvrons à
lancer le maximum de start-up en s’appuyant sur l’innovation comme
moteur de développement et d’amélioration des performances», a indiqué
le responsable.
Pour mettre ces idées innovantes en pratique, des aides de l’Etat en
matière d’accompagnement des jeunes inventeurs sont à souligner,
principalement dans le cadre du Fonds de la promotion de la
compétitivité industrielle et aussi dans le cadre de l’Agence nationale
de valorisation des résultats de la recherche et du développement
technologique (Anvredet), a-t-il fait savoir.
«Toutefois, les jeunes créateurs et inventeurs emportés par leur
dynamisme omettent, soit par manque d’information ou une certaine
ignorance, de protéger leurs produits d’innovation à travers des brevets
d’invention, et c’est une situation qui s’impose actuellement», a relevé
M. Guend. «Que ce soit par manque d’information ou d'ignorance de la
législation en vigueur en matière de protection des produits de
recherche à travers des brevets, nous ne sommes pas habitués à avoir
chez nos chercheurs et inventeurs le réflexe de protéger leurs
inventions», a-t-il encore déploré, soulignant qu’il existe des idées
très innovatrices au sein de l’université ou l’entreprise, mais qui ne
font pas l’objet d’un brevet.
Concernant la législation de protection des produits de l’innovation, M.
Guend a fait savoir que l’Algérie est «bien outillée à ce sujet», car
elle est signataire de tous les accords qui découlent de la convention
de l’Union de Paris sur la propriété intellectuelle de 1883, et aussi du
traité de coopération sur les brevets (Patent Cooperation Treaty).
Cette dernière convention (PCT) permet à l’inventeur algérien de
protéger son produit à l’échelle nationale mais aussi à l’international
sur les 152 Etats signataires de cette convention, a-t-il noté.
Ce séminaire de deux jours a vu la présentation de plusieurs
communications, dont celle sur le traité PCT, comme outil pour breveter
et exploiter son intervention à l’international, présenté par
M. Emir Ali Jazaïri, représentant de l’Organisation mondiale de
propriété intellectuelle (OMPI).
Il faut savoir que le Traité de coopération en matière de brevets aide
les déposants à obtenir une protection par brevet au niveau
international. Il contribue également à faciliter le travail des offices
de brevets dans leurs décisions d’octroi de brevets. Aussi, il facilite
l’accès du public à une mine d’informations techniques relatives à ces
inventions.
En déposant une seule demande internationale de brevet selon le PCT,
l’intéressé ou le porteur de projet peut demander la protection d’une
invention simultanément dans de nombreux pays, a relevé l'intervenant.

APS

Categorie(s): actualités

Auteur(s): APS

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