Alors que le débat général a lieu sur seulement deux jours, 203 interventions de députés programmées

Liberte; le Lundi 12 Novembre 2018
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Des consignes ont été données aux députés de la majorité parlementaire pour ne pas trop alourdir le débat général autour du projet de loi de finances 2019. Pourtant, hier à la clôture des inscriptions au niveau du bureau n°5 de la Chambre basse, 203 députés se sont alignés pour intervenir en plénière et profiter, ainsi, d’une large audience. Le déroulé des séances est retransmis en direct sur la chaîne publique terrestre.
Afin de rattraper, un tant soit peu, le retard accusé dans la procédure d’adoption dudit projet à cause du temps mis dans la destitution du président de l’institution Saïd Bouhadja, le bureau de l’Assemblée nationale a circonscrit la durée du débat général à deux jours avec des séances de nuit. Les réponses du ministre des Finances aux préoccupations des parlementaires sont prévues pour aujourd’hui, tandis que la présentation du rapport complémentaire de la Commission des finances et du budget de l’APN et le vote du projet de loi inscrits auront lieu le 15 novembre prochain. Aussitôt, le texte sera transmis au Conseil de la nation pour examen et adoption sans amendements.
À vrai dire, sans nouvelles taxes et expurgé de la seule disposition controversée (plafonnement des dépenses liées à la promotion des produits et la publicité) par l’instance permanente de l’APN, le projet de loi de finances pour l’exercice 2019 ne porte en lui aucun enjeu, à telle enseigne que les interventions dans le débat général sont souvent hors sujet. Les propositions d’amendements des députés (délai de dépôt jusqu’à aujourd’hui en fin de journée) ne sont pas aussi nombreuses comparativement aux années précédentes. Le plus prolixe, le groupe parlementaire du Parti des travailleurs en l’occurrence, compte déposer une quinzaine d’amendements.
Ils porteront essentiellement sur le relèvement du SNMG (salaire national minimum garanti) à 36 000 DA et baisse de l’IRG pour les faibles revenus. “Nous cherchons à améliorer le pouvoir d’achat considérablement érodé. Et puis, rien qu’en Algérie, l’IRG est supérieur à l’IBS (impôt sur les bénéfices des entreprises)”, a expliqué Ramdane Taâzibt. Le parti suggère de compenser les dépenses additives par la collecte de la fiscalité non recouvrée et l’institution d’un impôt sur la fortune.

Souhila H.

 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hammadi Souhila

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