Amara Benyounès à Oran, “Personne ne sait qui sera président en 2019”

Liberte; le Lundi 13 Novembre 2017
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Amara Benyounès, secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), était, hier, l’hôte de la ville d’Oran, où il a animé un meeting populaire. Le chef du MPA ne tardera pas, dans son allocution, à afficher de manière totale et indéfectible son soutien au Premier ministre, à la politique gouvernementale et au chef de l’État, s’agissant, surtout, du choix de recourir à la planche à billets pour résoudre la crise financière.
Cela permettra à l’orateur de réserver un chapelet de critiques et de jugements sévères à l’encontre des partis de l’opposition. “Ils critiquent, ils parlent mais qu’ont-ils d’autre  comme solution à proposer ? La chute des prix du pétrole a provoqué une baisse de 60% des recettes financières et la situation est très sérieuse pour l’économie du pays”, expliquera-t-il, critiquant, du même coup, les experts et autres pontes du FMI.
D’ailleurs, prenant fait et cause pour l’action d’Ouyahia, il admettra que le recours au financement non conventionnel n’est pas la meilleure solution, “mais nous n’avons pas d’autre choix, et c’est préférable que d’augmenter les taxes, les prix ou de souscrire à des emprunts extérieurs et de se retrouver à nouveau sous la coupe du FMI, comme dans les années 90”. Sur le plan politique, il dénoncera l’opposition qui appelle à l’application de l’article 102 de la Constitution, car, pour lui, cela équivaut à un appel à un putsch contre le Président. “Je ne pourrais m’associer à un dialogue avec des partis qui appellent à un coup d’État militaire, à une révolte populaire.”  S’adressant aux partis et à certains de leurs leaders, sans les nommer, il ajoutera : “S’ils veulent la présidence, ils n’ont qu’à attendre 2019, mais il n’y aura pas de présidentielle anticipée et personne ne sait qui sera président en 2019, seuls les électeurs le décideront.”
Demandant à ses militants de se mobiliser et à la population de voter massivement ce 23 novembre, le patron du MPA attend les nouveaux codes communal et de wilaya qui, à son avis, accorderont la priorité aux élus et non à l’administration ou les représentants de l’administration centrale.  Pour lui, les élus doivent avoir plus de pouvoir  et de prérogatives, car appelés à gérer au quotidien.
Par ailleurs, Amara Benyounès n’a pas manqué de rappeler sa vision et son “modèle économique” idoine qui repose sur un secteur privé, la libéralisation du secteur bancaire et le retrait de l’État de la sphère économique, à l’exception des secteurs stratégiques qui devront rester publics, déclarant que “les économies socialistes sont finies de par le monde”.

D. LOUKIL

Categorie(s): actualité

Auteur(s): LOUKIL D

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