Amele El Mahdi et Lynda Chouiten invitées du café littéraire de Tizi Ouzou, Regards croisés de deux générations d’auteures

Liberte; le Lundi 12 Fevrier 2018
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Le café littéraire et philosophique qu’organise habituellement l’entreprise Emev s’est tenu avant-hier au restaurant Aminel, situé au boulevard Stiti, à Tizi Ouzou. Les organisateurs de cette première rencontre littéraire de l'année 2018 ont réuni deux talentueuses écrivaines, l’une représentant l’ancienne génération, en l’occurrence Amele El Mahdi et une seconde, qui incarne la nouvelle génération dont le talent est prometteur, autrement dit Lynda Chouiten. “C’est là l’occasion, dira le responsable de l’Emev,  Amirouche Malek, de croiser les regards des deux auteures, de générations différentes et de découvrir leur univers littéraire. Amele a fait déjà un bon chemin en publiant quatre ouvrages et Lynda, qui a déjà à son actif deux ouvrages académiques, vient de publier un roman, qui est bien salué par la critique. Cette rencontre est agrémentée par la présence du talentueux artiste, auteur, compositeur et interprète Idir Bellali.”
L’ouverture de la rencontre fut donné par Amele El-Mahdi qui, à l’occasion, a présenté son dernier livre intitulé “Sous le pavillon des raïs” à travers lequel elle ouvre les portes des Palais des deys et des pachas d’Alger, et nous livre leurs secrets les mieux gardés. Elle nous fait surtout partager les souffrances des Algérois face aux malheurs et fléaux qui les frappaient régulièrement.  Sous le pavillon des raïs est l’histoire de la ville d’Alger entre le XVIe et le XIXe siècles, racontée par un héros de cette fabuleuse époque qui est un canon, dénommé Baba Merzoug. “Il s’agit, selon, Amele El-Mahdi, d’une période sanglante de notre histoire datant de la période ottomane que certains qualifient de  libératrice et chose pour laquelle, je ne suis pas d’accord !”, dit-elle. Le second roman présenté lors de ce café littéraire est celui de Lynda Chouiten intitulé “Le roman des pôv’cheveux”. C’est une histoire qui sort de l’ordinaire et considérée comme kafkaïenne car relatant l’histoire de quatre cheveux  qui déambulent dans la capitale française. “À travers les récits de ces personnages capillaires, le lecteur découvre les destins croisés d’une multitude de personnages humains. Une allégorie aux dimensions politiques et philosophiques. Constamment traqués et maltraités, ils parlent pour des millions de damnés de la terre”, a souligné Lynda Chouiten qui avait longuement et patiemment présenté son livre à la nombreuse assistance. Il est à souligner que cette rencontre qui a enregistré un public nombreux composé, notamment d’universitaires, a été marquée par une représentation musicale et poétique de l’auteur-compositeur Idir Bellali qui, avec sa mandoline et une poésie digne d’un ciseleur du verbe, avait envouté les présents. Enfin, à la fin de la cérémonie, Amirouche Malek, organisateur de l’évènement, a annoncé la sortie prochaine des actes du café littéraire et philosophique de Tizi Ouzou depuis son lancement, il y a de cela sept ans.

K. Tighilt

 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Tighilt Kouceila

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