Concours de la meilleure nouvelle de l’établissement Arts et culture, Un vivier de talents de 7 à 77 ans

Liberte; le Samedi 7 Juillet 2018
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Le jury s’est prononcé pour les lauréats du 14e concours national de la nouvelle, réservé à la détection de talents dans les langues arabe, tamazight et française.

Le rideau est tombé mercredi 4 juillet à l’espace Bachir-Mentouri de l’établissement arts et culture de la wilaya d’Alger en signe de clôture de l’année culturelle 2017-2018 et qui a coïncidé avec la cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours de la meilleure nouvelle au titre de sa quatorzième édition. Laisser libre cours au choix d’auteurs en herbe, l’histoire et la fiction se sont adjugé la totalité des thèmes, à l’instar de Bendehina Mustapha, le lauréat du premier prix de la nouvelle en langue arabe classique, Sur les quais de la vie (2014), qui a été adaptée à l’écran par Badis Foudala et incarnée par Fayçal Bengermous, feue Fatiha Berber, Mustapha Ayad et Hassan Benzerari : “À l’origine, ce n’était qu’un essai inspiré d’un fait divers avant que le texte ne soit scénarisé et porté à l’écran”, a-t-on su de l’auteur qui aussi éditorialiste à la station régionale de la télévision à Béchar. S’ensuit l’histoire réelle Chahadat Ouafat (extrait d’acte de décès) qui a valu le deuxième prix à notre consœur d’Echourouk, Slimani Ouahiba, qui a narré le retour d’une moudjahida à l’endroit d’un haut fait d’armes où la “résistante” a été laissée pour morte par la soldatesque coloniale… Quant au troisième prix, il est revenu à Rabhi Akila pour sa nouvelle intitulée Kif Nensa (comment peut-on oublier ?) pour s’être intéressé à la détresse des victimes, laissées seules face à l’innommable jeu de la baleine bleue qui incitait nos enfants au suicide. Pour ce qui est de la langue française, le lauréat Djebbar Mekki a été auréolé du premier prix eu égard à sa nouvelle intitulée La relève, inspirée aussi d’un fait réel et si chargée d’un mea culpa ou de remords “de ne pas avoir pris un enfant par la main pour l'emmener vers demain et lui donner la confiance en son pas”, comme le chante Yves Duteil. Autre fiction Une femme pour mon fils qu’il ne faut pas confondre avec le film de Ali Ghalem (Oncic 1982). Alors, pour qu’il n’y ait pas de confusion, l’auteur a ajouté le sous-titre “Les mariés de l’an 2040” qui a tenu en haleine l’auditoire, eu égard à son lot de rebondissements et à l’art que le lauréat El-Keurti Mohamed de Mascara a de conter. Et puisqu’on était à la veille du 56e anniversaire de l'indépendance et de la jeunesse, le récit d’Ouridatte de la vétérinaire Bouzid Lynda est une ode aux “anonymes de la révolution” de Khemis Miliana (ex-Affreville) et de l’Algérie profonde. Celles-là même qui avaient quitté leur “cuisine” et délaissé leur balai pour que leurs enfants ne soient ni “khemas” chez le colon ni cireur de chaussures dans les villes d’Algérie qu’elles souhaitaient libres. Seul couac, le jury a prononcé l’annulation des premier et second prix pour tamazight, en raison de l’infructuosité en matière d’œuvres. Une consolation toutefois, le troisième prix a été attribué à la jeune poétesse Dahlal Chanez pour sa nouvelle qu’elle dédie à “imawlen” (les parents). Donc, autant veiller à la pérennité et pourquoi pas à la multiplication de ce genre de concours à même de favoriser l’éclosion de talents.

Louhal Nourreddine

 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Louhal Nourreddine

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