Elle ne représente que 10% dans le secteur industriel, Une activité à la traîne

Liberte; le Mercredi 26 Septembre 2018
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C’est un défi à réaliser que d’impulser une dynamique réelle et suffisante dans le secteur de la sous-traitance, car le développement de la sous-traitance demeure un enjeu majeur au plan de la compétitivité du secteur industriel, ainsi qu’au niveau de l’entreprise et de la nation.

Actuellement, l’industrie représente 6% du produit intérieur brut (PIB). Et il existence 10 000 entreprises industrielles, dont 95% sont de petites et moyennes entreprises (PME), voire de très petites entreprises (TPE), dont la majorité relève du secteur privé. 1 000 entreprises travaillent dans le secteur de la sous-traitance industrielle, qui représente 10% de l’activité industrielle totale.
Pour ce qui est du domaine d’activité de la sous-traitance, il recourt principalement aux secteurs suivants : mécanique (décolletage, usinage de précision, etc.), sidérurgie-métallurgie (fonderie, aciérie…), électricité et électronique, plasturgie, caoutchouc, composite, verre, aluminium, bois, fournitures… S’y ajoutent les services liés à l’industrie (formation, ingénierie et autres). Quid des grands donneurs d’ordre en Algérie ? Les grands donneurs d’ordre évoluent dans le secteur public. Il s’agit, entre autres, des groupes industriels publics relevant du ministère de l’Industrie et des Mines (AGM - SNVI - Gica), du secteur de l’énergie (Sonatrach et Sonelgaz) et des secteurs émergents (automobile, ferroviaire, aéronautique), ainsi que des secteurs nouveaux liés au développement durable (énergies renouvelables et recyclage).
En Algérie, le développement de la sous-traitance industrielle reste tributaire de plusieurs facteurs dont la maturité des différentes filières qui constituent le secteur industriel. Il doit être principalement tiré à court terme par les secteurs dits classiques, que sont l’énergie, la mécanique, etc.
C’est un défi à réaliser que d’impulser une dynamique réelle et suffisante dans le secteur de la sous-traitance, car le développement de la sous-traitance demeure un enjeu majeur au plan de la compétitivité du secteur industriel, ainsi qu’au niveau de l’entreprise et de la nation.
Et, il est évident, dans ce cadre, que le niveau d’intégration induit par la sous-traitance permet aux petites et moyennes entreprises une accumulation technologique nécessaire à l’optimisation des chaînes de valeur et une transformation du secteur industriel, en phase avec les évolutions technologiques mondiales.
Cette réflexion sur un horizon de cinq à dix ans autour de l’industrie du futur est une condition majeure de son intégration dans la nouvelle division internationale du travail, dominée aujourd’hui par l’économie de la connaissance.

Y. S.

Categorie(s): dossier

Auteur(s): Salami Youcef

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