Festival international du film amazigh de Montréal, “Celui qui brûle” primé

Liberte; le Lundi 8 Octobre 2018
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Celui qui brûle, un court métrage franco-algérien de Slimane Bounia, a été primé au 2e Fifam (Festival international du film amazigh de Montréal), qui s’est tenu ce week-end à l’université Concordia de Montréal. La fiction, qui a reçu le Fifam du jury présidé par Belkacem Hadjadj, évoque l’histoire de Lounès, un pêcheur qui va tenter de s’immoler par le feu dans un village de Kabylie. Ce film de 17 minutes a fait l’unanimité auprès des membres du jury qui ont également porté leur choix sur deux autres films pour le Fifam d’argent. Ce second prix a été décerné ex aequo à Une peine à vivre, du réalisateur Omar Amroun, un drame social qui met l’emphase sur la situation de la femme, minorée par l’islamisme, et Akhnif Aberbach, du Marocain Azeroual Tafat. Le thème de cette fiction aborde la symbolique d’Anzar, dieu berbère de la pluie. Le président du jury a encouragé les présents à soutenir le cinéma amazigh. Pour lui, le cinéma d’auteur a du mal à faire sa place devant les “bulldozers commerciaux” que sont les grands événements cinématographiques, comme le Festival de Cannes par exemple. La soirée de remise des prix a été marquée, samedi, par une prestation musicale de l’artiste Kamel Hamadi, dont le documentaire sur son parcours a été projeté lors de la même séance. Kamel Hamadi : ger yenzizen (l’art en fréquence), réalisé par Abderzak Larbi-Cherif, a été salué par la critique et primé par l’Olivier d’or au Festival du film amazigh à Tizi Ouzou. Six courts métrages ont concouru à cette édition du Fifam qui a vu à son ouverture la projection de Fadma n’Soumer du réalisateur Belkacem Hadjadj qui a participé, la veille, avec Tahar Houchi à une conférence sur l’état du cinéma amazigh.   

Y. A.  

Categorie(s): culture

Auteur(s): Y. A.

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