Le film de Ali Mouzaoui a été projeté à la cinémathèque de la ville, “Les ramiers blancs” séduit le public de Tizi Ouzou

Liberte; le Mardi 16 Janvier 2018
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Après une avant-première à Alger, en septembre 2017, le nouveau long métrage de 90 mn Les ramiers blancs, du réalisateur Ali Mouzaoui a été projeté avant-hier soir à la cinémathèque de Tizi Ouzou. Cette fiction revient sur la douleur de la guerre de libération nationale à travers une histoire très émouvante, celle d’un père et d’une mère chagrinés par la disparition de leur fils adoré après l’indépendance. C’est ainsi que le père part à sa recherche, et au fur et à mesure de cette tragique épopée, on découvre l’arrière-pays de l’Algérie profonde, des montagnes du Djurdjura jusqu’aux fins fonds du désert de Aïn Sefra à Nâama où le fils avait été arrêté et exécuté par les soldats français. À travers ce film de grande qualité, le réalisateur  nous fait découvrir aussi un peuple entier dans ses différences plurielles où l’on découvre une multitude de gens avec leurs différents caractères.
Et, à l’occasion, Ali Mouzaoui aura apprécié également la présence des autorités locales dans la salle, dont le wali de Tizi Ouzou, Mohamed Bouderbali, qui a fait le déplacement à la cinémathèque pour assister à cette projection, qui a drainé du beau monde constitué de cinéphiles qui ne pouvaient, en aucun cas, manquer une telle production signée d’un réalisateur d’envergure qui a toujours habitué le grand public à un travail d’orfèvre, car ciselé avec beaucoup de rigueur et de professionnalisme cinématographique.   
“Dans notre métier, on constate que les représentants de l’État commencent à ressentir la nécessité de voir nos films, ce qui est un point positif. Il est temps est que chaque personne puisse apporter dans son domaine quelque chose à ce pays. Nos films sont des ambassadeurs, car ils sont vus ailleurs, et à chaque fois que nous parlons d’un pays, nous réajustons les regards par devoir et par nécessité”, a affirmé Ali Mouzaoui, qui soulignera encore l’importance d’accorder plus d’intérêt à la culture en soulignant : “Je  crois que la culture est une nécessité vitale pour le citoyen, au même titre que le pain. Nous n’avons pas le droit de mettre  la culture en arrière-plan de nos problèmes, car il faut bien admettre que le drame que nous vivons est dû à un mauvais regard sur la culture.”
Et au réalisateur du film Les ramiers blancs d’ajouter qu’“il est temps de fabriquer nos propres images, de voir notre propre reflet et non le reflet des autres”.
Concernant la réalisation du film, Ali Mouzaoui a conclu que la réalisation de ce long métrage fut un long travail d’équipe où tout devait être coordonné pour arriver à un tel résultat. “Ce film n’était pas une affaire facile lorsqu’on le prend à cœur et surtout lorsque nous gérons les deniers de l’État”, dira-t-il.

K. Tighilt

Categorie(s): culture

Auteur(s): Tighilt Kouceila

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