Les commerçants n’y adhèrent pas, Le Projet “Alger ne dort pas” somnole toujours

Liberte; le Dimanche 23 Novembre 2014
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Presque une année  après le lancement du  projet “Alger ne dort pas”,  la capitale somnole toujours.  Elle n’est pas prête à renouer avec la vie nocturne. Même les budgets alloués pour assurer de l’animation en nocturne et pour embellir les rues et les immeubles, n’ont pas suffi pour sortir Alger de sa torpeur. Pour Hadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), les commerçants ne demandent qu’à travailler plus et gagner plus d’argent. Mais le problème de ces commerçants réside dans le manque de sécurité durant la nuit. Il estime que les conditions pour ouvrir de nuit une bijouterie ou un autre magasin qui vend des objets  de valeur, ne sont pas encore réunies. Le représentant des commerçants soulignera, néanmoins, l’importance d’associer ou impliquer plusieurs institutions pour pouvoir gagner le pari celui de garder Alger éveillée toute  la nuit. Pour lui, ce projet exige en premier l’organisation de   l’activité du transport public en continu (bus, taxis, métro, tramway et trains), l’ouverture des  bureaux de poste, l’animation culturelle tous azimuts, la réouverture des salles de cinéma et motiver surtout l’ouverture des commerces notamment l’ouverture des salons de thé, des cafétérias et surtout des restaurants aux différents labels. “Je pense qu’avant d’obliger les commerçants à poursuivre leur activité de nuit, il est impératif de créer les moyens pour motiver les citoyens à sortir le soir. Le commerçant ne peut jamais travailler sans les clients, sinon il travaillerait à perte  surtout s'il venait à engager une équipe de nuit, avec un budget conséquent alors que les clients ne se bousculent pas devant son échoppe” fera  remarquer encore le porte-parole des commerçants. Et de poursuivre : “Nous n’inventons rien, il faut juste savoir persuader et motiver tous ceux qui peuvent  créer de l’animation à  Alger de nuit à l’instar des autres capitales et grandes villes de par le monde. Pourquoi notre capitale fait-elle exception? Il faut briser cette monotonie de manière intelligente pour que la capitale renoue avec la vie nocturne”. Selon un autre membre de l’UGCAA, la plupart des commerçants ou de leurs ouvriers qui activent dans la capitale habitent en dehors d’Alger  ou dans les wilayas limitrophes du centre du pays. Ce qui explique en partie  l’une des raisons qui fait que les rideaux des commerces sont baissés  en fin de journée  dans la capitale. Du point de vue des commerçants adhérents à l’UGCAA, le projet en question reste un pari très difficile à réaliser. Pour eux, le projet ne dépend pas uniquement de la sécurité, du transport ou de l’animation, mais plutôt de la  culture de veiller la nuit. “Alger la capitale et ses habitants ont pris le pli depuis longtemps” estime-t-on. Mais en attendant de relever ce défi, certaines artères d’Alger centre sont livrées aux SDF ou autres.

K. F.

Categorie(s): actu-alger

Auteur(s): K Fawzi

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