Lecture de la semaine : le choix de Youcef Merahi

Tsa; le Jeudi 23 Juillet 2015
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Cette semaine, TSA a sollicité l’écrivain-poète Youcef Merahi, auteur de plusieurs recueils de poésie et ouvrages dont « Et l’ombre assassine la lumière » (2010), « Tahar Djaout, Premiers pas journalistiques » (2010), « Post-Scriptum », (2008). « Le chemin de ma route », (1992), « Du rêve à l’éphémère », « Cris en papier », « Carnets de nuit ».
Le romancier nous propose un aperçu de son roman intitulé : « Je brûlerai la mer », paru aux éditions Casbah, 2009, 143 pages.

Dans son récit, Youcef Merahi évoque les maux qui rongent la société algérienne, notamment le mal-être d’une jeunesse marginalisée dans une Algérie qui commençait à connaitre toutes les vicissitudes, après trente ans d’indépendance et le début des années 90 marquées par une décennie noire.
« Cette fresque sociale raconte une réalité connue de tous, que chacun a vécu à sa manière fatalement un jour, où l’Algérien se reconnaît ». Ainsi,  l’Algérien que décrit Merahi « aurait perdu toute notion d’espoir que la politique a dévié de son esprit. Un seul rêve pour cette  jeunesse désemparée : quitter le pays définitivement par tous les moyens au prix même de leur vie. Cette obsession d’un départ sans retour (n’hrrag l’bhar) pour vivre ailleurs dénotant un désespoir le plus terrible ».
L’histoire narrée, « écrite dans un style simple », est donc tissée autour du personnage Amar Boum’bara sur lequel s’appuie le roman et dont l’auteur raconte l’itinéraire : « l’homme vit dans le quartier de Belcourt à Alger, une capitale sans âme, travaille à la mairie d’Alger au service d’état civil où il est chargé d’enregistrer naissances et décès. Boum’bara a le physique disgracieux, peu sûr de lui, mal à l’aise dans son corps et dans le regard des autres. Enfant,  il essuie moquerie et méchanceté de ses camarades de classe qui lui faisaient subir toutes les misères. C’est une personne que la vie n’a pas gâtée,  à la maison il est l’intrus, ne trouve grâce qu’auprès de sa grand-mère.
Pour fuir ses souffrances, le héros du roman s’offre avec sa bande de copains : Akli (Z’yeux bleus), Boualem (Lemtatoué) et Mezmiz des moments d’évasion agrémentés de beuveries, drogue, aventures de soir… ».

Categorie(s): magazine

Auteur(s): Nadjwa Khelil

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