10 familles des victimes du terrorisme devant le siège de la wilaya de Bouira

Elwatan; le Mardi 8 Janvier 2008
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La voix humble, presque quémandeuse, en rapport en tout cas avec le profil bas qu’elles ont choisi d’adopter face à leurs bourreaux d’hier rentrés en grâce aujourd’hui à la faveur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, une dizaine de familles des victimes du terrorisme réclamaient hier lors d’un rassemblement devant le siège de la wilaya une meilleure reconnaissance de leurs droits.
Selon certaines d’entre elles, la pension trimestrielle, qui va de 8000 à 13 000 DA, est versée en fait irrégulièrement. Aux dires de celles-ci, les retards dans le versement seraient de l’ordre d’un an et plus. D’autres, rebondissant sur la flambée des prix des produits de large consommation, comme l’huile, la semoule, demandaient une révision de la pension en fonction de ces nouvelles augmentations. «Nous n’arrivons plus à honorer nos factures d’eau et d’électricité», faisait observer cette femme d’un certain âge. «Du travail, du travail», réclamaient ces trois jeunes d’une voix timide qui ne portait pas loin. C’est tout le drame de ces familles durement éprouvées par le terrorisme qui se trouvait résumé par ces voix réduites à parler bas, selon le registre qui convienne à leur malheur et à leurs conditions.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ali D.

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