2 semaines après un effondrement dans une école à Ghazaouet

Elwatan; le Dimanche 6 Janvier 2008
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L’effondrement d’un mur attenant aux toilettes des filles, qui a fait 8 blessés, n’est en fait qu’un signal d’alerte sur l’état de délabrement de cette école qui menace ruine.
Les élèves de l’école primaire El Bachir Boumediene n’oublieront pas de si tôt ce mardi 18 décembre, la veille de l’Aïd. Ce jour là, ces innocents ont été témoins, malgré leur jeune âge, d’un drame qui aurait pu être évité si les pouvoirs publics avaient assumé leur responsabilité. L’effondrement d’un mur attenant aux toilettes des filles qui a fait 8 blessés n’est en fait qu’un signal d’alerte sur l’état de délabrement de cette école qui menace ruine. Les parents d’élèves pensaient qu’après cet accident qui a été tragique, les principaux concernés allaient prendre des mesures urgentes pour sécuriser cet établissement vétuste datant de l’ère coloniale. Or, jusqu'à l’heure actuelle, à la surprise générale, aucune réparation n’a été entreprise dans cette école qui tombe en ruine. D’ailleurs, pour l’anecdote, les pans de béton du mur effondré jonchent encore la cour de l’école. Quelle serait la réaction des écoliers qui verront leur joie des retrouvailles se dissiper à la vue de ces débris de béton qui ont failli coûter la vie à leurs camarades ?

Démission

L’inertie des responsables concernés à l’égard de ce danger indubitable qui menace la vie des enfants a provoqué l’indignation des parents d’élèves. Ces derniers, par le biais d’une correspondance adressée au chef de Daïra, manifestent une certaine réticence quant à leur consentement de laisser leur progéniture reprendre le chemin de l’école, ce samedi. «Les parents ont peur pour leurs enfants et ne veulent nullement les exposer à d’éventuels dangers. C’est légitime. Sidi Amar compte aujourd’hui plus de 15 000 habitants et seulement 2 écoles primaires, c’est inconcevable ! Si on avait pensé à construire des écoles, aujourd’hui on aurait trouvé des solutions intermédiaires en attendant la restauration de cette école, sans pour autant exposer les enfants aux dangers», s’interroge le président de la fédération des parents d’élèves.
En effet, des enfants âgés d’à peine six ans sont contraints, chaque jour, de parcourir une distance d’environ 2 km, à pied, pour rejoindre leur établissement scolaire.

Categorie(s): actu régions

Auteur(s): O. El. Bachir

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