Abdelkader Chaou : El Bez, populairement chaâbi

Elwatan; le Mardi 17 Mars 2009
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Si par le passé Abdelkader Chaou a habitué ses mélomanes à leur offrir des albums classiques, cette fois-ci un effort considérable a été fait au niveau de l'enregistrement. En effet, c’est pour la première fois dans l’histoire du chaâbi qu'un album a été enregistré en quarante-huit pistes numériques.

Pour l’équipe des éditions Delta Creatia Group, cet enregistrement est à la fois un défi technique et artistique. Pour les concepteurs de cet album, l’objectif premier était d’associer la tradition et la technologie de pointe de prise de son et de mixage dans le respect et l’esprit du chaâbi. Pour relever le challenge, lit-on dans le livret de présentation, notre équipe pouvait-elle rêver davantage que de pouvoir le mettre en œuvre aux côtés du cheikh Abdelkader Chaou. «C’est donc avec joie et respect que nous avons entrepris ce travail afin de présenter au public un album qui, nous l’espérons, marquera artistiquement les cœurs et les esprits.» Pour les besoins de son album Abdelkader Chaou s’est entouré d’une fourchette de musiciens professionnels. Ses complices de toujours répondant aux noms de Bélaïd, Brahim, Hamid, Mimidou et Omar.

L’album El Bez est dédié à son regretté ami cheikh El Hachemi Guerrouabi, à qui il vouait une grande admiration. A travers une instrumentation parfaite, les mélomanes pourront s’enivrer de quatre morceaux célèbres dont El Bez, Yado ou yâni, Chelate Lyâni et Kif âmali Ouhilti. En effet, avec un talent inégalé, il a revisité de grandes œuvres classiques du chaâbi. Cette brillante interprétation permettra à la plupart des mélomanes de se remémorer certains souvenirs révolus à jamais. Abdelkader Chaou est une figure marquante des années 60-70 annonciatrices d’un style empreint de modernité. Il compte à son actif plus d’une quarantaine d’enregistrements d’albums. Pour rappel, pendant sa jeunesse, il a chanté quelques refrains à un voisin mélomane et aveugle. Ce dernier sera le premier à trouver en lui des qualités vocales prometteuses. Ce n’est qu’en 1959 qu’il se fait remarquer à l’occasion d’un radio crochet, animé par Radio-Alger. A l’indépendance de l'Algérie, il est alors un jeune interprète très sollicité dans les mariages et autres. Abdelkader Chaou a emprunté le chemin du conservatoire d'Alger, dirigé à l'époque par El Hadj M’hamed El Anka. A sa sortie du conservatoire, le défunt Mustapha Kateb repère le talent du jeune artiste et l’embauche comme chanteur dans sa prestigieuse compagnie. Sa véritable carrière débute en 1974. Dès lors, il ne cessera de sillonner le monde en donnant de remarquables concerts.

Categorie(s): culture

Auteur(s): N. C.

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